Aucune fusée n’avait décollé du Centre spatial guyanais (CSG), à Kourou, depuis mars. Après cinq mois de calme, Arianespace a finalement fait son retour en vol, le 15 août. Une reprise attendue avec fébrilité tant par le port spatial européen que par ses clients.

Prévue en juillet, la mission avait subi de multiples reports à cause de vents défavorables et de pépins techniques. Finalement, Ariane 5 a correctement déployé en orbite ses trois satellites. Parmi eux, un instrument particulièrement innovant de l’américain Northrop Grumman : un remorqueur spatial. Baptisé MEV-2, il s’agit du premier véhicule de maintenance satellitaire expédié par Arianespace. Son objectif ? Rejoindre des satellites en fin de vie pour leur apporter une rallonge de carburant et augmenter leur rentabilité. En février, le MEV-1 réalisait un exploit historique en rejoignant un autre appareil dans l’espace. Pour la première fois, selon le conglomérat américain Northrop Grumman, deux satellites commerciaux parvenaient à s’amarrer en orbite terrestre.
Prochaine étape pour Arianespace : un décollage de Vega avec 53 mini-satellites, début septembre. Ce sera le premier vol de la petite fusée européenne depuis son accident de juillet 2019.



