En attendant l’hydrogène vert promis par Engie, TotalEnergies se tourne vers Air Liquide pour décarboner sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), convertie en 2019. Le 25 novembre, les deux entreprises ont annoncé l’installation d’une unité de production d’hydrogène renouvelable d’une capacité de 25000 tonnes par an pour un investissement de 150 millions d’euros, dont 80 millions pour Air Liquide.
Cette unité, qui doit démarrer en 2028, recyclera les coproduits d’origine biogénique recyclés issus de la bioraffinerie de TotalEnergies, explique un communiqué. L’hydrogène sera ensuite utilisé par la bioraffinerie pour produire du biodiesel et des carburants aériens durables, ou SAF. C’est Air Liquide qui construira, détiendra et opérera le site. Elle vendra l’hydrogène via un contrat long terme signé avec TotalEnergies.
Masshylia repoussé à 2029...
En parallèle, TotalEnergies explique poursuivre le développement du projet Masshylia avec Engie. Il vise à produire 10000 tonnes par an d’hydrogène vert par électrolyse de l’eau avec de l’énergie photovoltaïque. Mais, au lieu d’uniquement alimenter La Mède, l’hydrogène produit sera aussi vendu à des clients sur la zone industrialo-portuaire de Fos-Berre.
Le projet reste incertain. TotalEnergies et Engie disent viser le démarrage du premier électrolyseur de 20 MW en 2029 pour alimenter La Mède, mais «sous réserve de la confirmation des subventions européennes et françaises et des autorisations publiques nécessaires». Une phase 2 prévoit la mise en service d'un second électrolyseur de 50 MW, mais sans échéance de temps ni indication de l'origine de l'électricité qui l'alimentera. Annoncé en 2021, le projet MassHylia prévoyait 40 MW d'électrolyse et devait démarrer en 2024.



