Sans l’arrivée de June, l’aînée de ses deux enfants, Élodie Carpentier n’aurait peut-être pas créé Le Rouge Français, première maison de maquillage et de soins spécialisée dans la pigmentation végétale. «J’étais depuis longtemps impliquée dans le combat pour la santé, surtout celle des femmes. Mais cette grossesse et le fait d’être responsable d’un enfant m’ont fait comprendre qu’il ne fallait plus faire de compromis sur sa santé et sa beauté. J’avais la fibre entrepreneuriale, ce constat a agi comme un déclic», explique la femme de 38 ans, ingénieure en biotechnologie (Polytech Marseille).
Tournant le dos à quinze ans d’activité dans le secteur pharmaceutique, elle s’intéresse alors aux propriétés colorantes des plantes comme substitut aux pigments synthétiques dans les produits de maquillage. Sa passion pour la botanique la conduit aussi bien en Provence, où se cultive la garance, qu’au Sri Lanka, où pousse le roucou, l’arbre à rouge à lèvres.
«Ma plus grande satisfaction est d’être parvenue à développer une innovation disruptive sur le marché de la beauté et d’avoir remis au goût du jour les plantes tinctoriales», assure-t-elle.
Né en 2019, Le Rouge Français, dont elle est directrice générale, emploie dix salariés, au siège parisien et dans son laboratoire provençal de R&D. Il compte parmi ses principaux clients le palace Le Ritz. L’ambition d’Élodie Carpentier est d’étendre cette révolution de la couleur à d’autres industries. Son rêve ? Créer un conservatoire des plantes tinctoriales.
L'œuvre qui la caractérise
Le tableau “Le Printemps”, de Botticelli
«C’est une ode à la nature et à l’amour, avec quelque chose de divin autour de cet amour inspiré de la nature. De plus, au centre, il y a une femme.»



