EDF Renouvelables, filiale d'EDF, a annoncé mardi 2 juin le lancement de la construction d'un vaste parc éolien en mer, dans la Manche au large de Fécamp, pour un investissement total estimé à 2 milliards d'euros. D'une capacité de 500 MW, ce parc sera composé de 71 éoliennes localisées entre 13 et 22 km au large des côtes, pour une mise en service à l'horizon 2023.
Ce parc permettra de produire l'équivalent de la consommation annuelle en électricité de 770 000 personnes, soit plus de 60% des habitants de Seine-Maritime, précise l'électricien dans un communiqué.
Le nom des prestataires dévoilé
La majorité du chantier, qui mobilisera plus de 1 400 emplois locaux, sera financée par une dette sans recours. EDF Renouvelables s'est associé pour ce projet à Enbridge, entreprise d'infrastructure énergétique, et WPD, producteur européen d'énergies renouvelables.
Des contrats ont également été signés avec des prestataires pour la livraison des matériels requis. Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE) fournira les 71 turbines éoliennes Bouygues Construction, Saipem et Boskalis leurs fondations, et les Chantiers de l’Atlantique, avec GE Grid Solutions et SDI, la sous-station électrique en mer. RTE est responsable du raccordement du parc, depuis la sous-station jusqu’à la côte puis au réseau électrique normand et démarrera ses travaux à terre dès le mois de juin, précise le communiqué.
Une nouvelle usine d'éoliennes au Havre
Celui-ci précise également qu'au Havre (Seine-Maritime), l’usine de fabrication d'éoliennes de SGRE, dont la construction doit débuter au cours de l’été, permettra la création de 750 emplois. Le chantier de fabrication des fondations gravitaires des éoliennes sera également lancé dès cet été sur le site du Grand Port Maritime et mobilisera environ 600 personnes. Le port de Cherbourg accueillera le site d’assemblage des éoliennes. Ces commandes viennent à point nommé au moment où le pays entend relancer son activité après deux mois de confinement.
Ce projet et le fruit d'une concertation de dix ans avec les services de l'État et les élus locaux et régionaux. Des études environnementales ont également été réalisées avec des associations de protection de la nature, comme la Ligue de protection des oiseaux et le Groupe ornithologique normand. Des collaborations sont en cours avec les pécheurs afin de déterminer les compensations liées à la perte d'activité dans la zone de construction. Mises en pause à cause de la crise sanitaire, les discussions doivent reprendre cet été.
Avec Reuters (Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault)


