L’unité de production et de distribution d’hydrogène initiée par Dijon Métropole (Côte-d'Or) et son partenaire Rougeot Energie devrait coûter 6,5 millions d’euros. Portée par la société par action simplifiée Dijon Métropole Smart Energhy qui réunit ces deux entités, l’infrastructure sera implantée au nord de la ville et profitera de l’électricité verte issue de l’unité de valorisation énergétique voisine.
Après son ouverture prévue à l’été 2021, elle fabriquera, dans un premier temps, 500 kilos d’hydrogène chaque jour par électrolyse de l’eau, distribués par l’intermédiaire de six pompes. Le gaz produit et stocké, alimentera les piles à combustible des véhicules électriques à hydrogène d’une flotte de la métropole de huit bennes à ordures ménagères et six véhicules utilitaires légers.
De son côté, Rougeot Energie utilisera ce gaz propre pour répondre aux besoins de deux poids lourds et huit véhicules légers. "Une benne à ordure consomme 20 kilos d’hydrogène par jour tandis qu’une voiture aura besoin d’un kilo pour parcourir 100 kilomètres" a précisé François Rebsamen, président de la métropole.

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Pour l’heure, 75 % de la production de la station sont déjà préemptés à en croire l’élu, qui souhaite voir se développer le site afin d’alimenter en hydrogène la flotte de bus lors du prochain renouvellement du parc prévu à moyen terme, en lien avec Kéolis, délégataire pour les transports publics du territoire. Un achat annoncé comme massifié avec d’autres collectivités également engagées dans la démarche des véhicules à hydrogène.
De l’hydrogène pour tous
Financé par Dijon Métropole et Rougeot Energie, le projet bénéficiera également du soutien de l’ADEME à hauteur d’1,8 million d’euros et du conseil régional. EDF à travers Hynamics, sa filiale dédiée à l’hydrogène lancée début 2019, s’inscrit également dans le projet dijonnais. Les véhicules de la collectivité seront quant à eux financés pour partie par l’ADEME grâce à une subvention de 1,6 million d’euros. "Une benne alimentée à l’hydrogène génère un surcoût de 150 000 euros mais il s’amortit sur la durée de vie et sur l’impact moindre sur l’environnement" insiste le président de Dijon Métropole.
Après les flottes de la collectivité et les transports en commun, il veut étendre l’approvisionnement en hydrogène aux véhicules des entreprises et des particuliers. "Il faut compter moins de cinq minutes pour recharger un véhicule léger et entre dix et quinze minutes pour un véhicule lourd" a indiqué François Rebsamen. Cette énergie propre devrait être vendue entre six et dix euros du kilo. La Métropole prévoit également l’installation d’une seconde unité de production, au sud du territoire dijonnais, destinée en priorité à l’ensemble des bus du réseau local et pour laquelle elle a déjà sollicité une subvention de six millions d’euros auprès de l’ADEME.



