Des fonds privés pour la capture et le stockage du CO2

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À la centrale électrique de Hellisheiði en Islande, du dioxyde de carbone est déjà injecté dans la terre.

L’Agence internationale de l’énergie n’hésite pas à citer les technologies de capture et stockage du carbone comme des outils complémentaires pour la baisse des émissions dans un scénario de neutralité carbone à l’horizon 2050. Problème : ces solutions naissantes affichent encore un coût de capture de la tonne de CO2 prohibitif.

Ce qui ne facilite pas le financement des start-up qui les portent.

Des acteurs privés volent depuis quelque temps à leur rescousse. C’est le cas de Microsoft, de la plateforme de création de sites d’e-commerce Shopify, du réassureur Swiss Re, ou encore de la fintech californienne Stripe. Depuis 2019, celle-ci a engagé 9 millions de dollars pour financer les projets de dix start-up en lien avec sa politique RSE. Cette somme provient en partie de ses clients qui allouent un peu de leurs revenus à l’initiative.

Pour le moment, il faut débourser de quelques centaines à 2 000 dollars pour chaque tonne de CO2 capturée par ces projets. Mais Stripe leur demande d’atteindre un prix inférieur à 100 dollars la tonne d’ici à 2040, en plus de capter au moins 0,5 gigatonne de CO2 par an à cet horizon et de pouvoir stocker le carbone plus de mille ans. 

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Vous lisez un article du numéro 3702 de L'Usine Nouvelle publié en janvier 2022

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