Après le Trent 1000 du Boeing 787, le moteur Trent XWB-84 des Airbus A350-900 va-t-il à son tour connaître une série de problèmes ? La question taraude certaines compagnies aériennes alors que Rolls-Royce a détecté des signes d’usure au niveau des ailettes du compresseur intermédiaire des plus anciens moteurs, ayant entre quatre et cinq ans.
Rien d’inquiétant assure le britannique qui a produit près de 800 moteurs pour l’A350 : sur la centaine potentiellement concernée, seule une vingtaine révélerait des microfissures. En outre, aucun d’eux n’a connu de fonctionnement anormal en vol et ceux équipant les A350-1000 seraient hors de cause.
Si Rolls-Royce soutient que l’impact financier sera faible pour les compagnies aériennes, l’annonce fait écho aux déboires rencontrés avec le Trent 1000. Alors que plusieurs centaines d’appareils ont été clouées au sol, les surcoûts de ce moteur sur la période 2017-2023 sont estimés à 2,7 milliards d’euros.



