Le remplacement des anciens hélicoptères de transport tactique Puma par une nouvelle génération baptisée «Caïman» s’accompagne de lourds investissements dans des capacités de maintenance et d’entreposage. Le ministère des Armées mobilise 65 millions d’euros dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030, en vue d’adapter les infrastructures du Troisième Régiment d’hélicoptères de combat d’Étain (Meuse) à l’accueil de ces nouveaux aéronefs.
Le Service d’infrastructure de la défense (SID) nord-est nord-est aménage ainsi une plateforme aéronautique existante de 21 hectares, sur cette ancienne base de l’Otan de 400 hectares. Trois bâtiments industriels sont en cours de construction : un centre régional de stockage des pièces détachées, un bâtiment dédié à la maintenance, ainsi qu’une halle de remisage de 200 mètres de long. Ces deux derniers ouvrages d’une capacité d’accueil totale de douze Caïman ont intégré, dès leur conception, des possibilités d’extension afin d’abriter huit engins supplémentaires.
Un pôle d'aviation légère de l'Armée de terre dans le Grand-Est
Pour Francis Contamin, directeur du SID nord-est, ces investissements marquent «la volonté de créer un pôle de l’aviation légère de l’Armée de terre dans le Grand-Est». Le général évoque la présence de deux régiments d’hélicoptères de combat dans la région, un à Étain, un autre à Phalsbourg (Moselle), ainsi que l’installation du commandement de l’aviation légère de l’Armée de terre, à Metz (Moselle), au 1er août 2025.
Le marché de conception, construction, aménagement, entretien et maintenance de la nouvelle plateforme d’Étain a été confié à un groupement composé de Demathieu Bard Construction (mandataire), DRLW Architectes, OTE Ingénierie, Idex et Demathieu Bard Maintenance. Il comprend la construction de trois bâtiments, d’une chaudière et d’abris pour véhicules et vélos (total de 18000 m²), mais aussi d’importants travaux de voirie et de réseaux divers : réfection des aires de stationnement des hélicoptères et des bretelles d’accès aux pistes, création d’une boucle haute tension séparée et construction d’un bassin de gestion des eaux pluviales et de rétention des eaux d’extinction incendie de 4000 mètres cubes.
La livraison de la plateforme de maintenance et d’entreposage des hélicoptères Caïman, début 2027, permettra d’enclencher un second plan d’investissement, d’ampleur similaire, sur la base meusienne. Il s’agira, cette fois, d’accueillir les nouveaux hélicoptères Guépard.



