Le marché automobile français débute une nouvelle année avec la même dynamique que la précédente... Durement affecté par la pandémie de Covid-19, il doit aujourd'hui faire face à une pénurie mondiale de semi-conducteurs, qui ralentit la production et entraîne de nombreux retards. Si certains constructeurs tentent de faire preuve d'optimisme et affichent des objectifs ambitieux, les perspectives de reprise s'éloignent peu à peu. Les chiffres publiés mardi 1er février par la Plateforme automobile (PFA) montrent que le mois de janvier 2022 n'a pas mis un terme à cette morosité ambiante : 102 901 voitures neuves particulières ont été vendues, ce qui représente une baisse de 18,6% par rapport à janvier 2021.
Dacia s'essouffle
Stellantis conserve sans problème son rang de leader, avec une part de marché quasiment inchangée sur un an (36,3% contre 36,2% l'année précédente). Le groupe suit la tendance nationale, puisque ses immatriculations ont chuté de 18,5% (37 321 unités), avec des résultats négatifs pour chacune de ses marques. Dans le détail, les ventes de Peugeot reculent de 19,9% (20 458 immatriculations), celles de Citroën de 13,9% (10 601), celles d'Opel de 13,8% (2 511), celles de l'italien Fiat de 23,2% (1 787), celles de DS de 9,4% (1 481) et celles de Jeep de 8,5% (409).
Le groupe Renault, premier rival de Stellantis, affiche une trajectoire similaire, avec une diminution de ses ventes de l'ordre de 23,4% (23 236). Renault comptabilise pour sa part 15 665 immatriculations (-17%), quand Dacia n'est parvenu à écouler que 7 475 voitures neuves particulières (-34,5%). Le constructeur roumain s'était pourtant démarqué en 2021 avec une croissance annuelle de 28,9%, une exception dans un marché moribond. A l'inverse, même si les volumes sont bien plus faibles (96 unités), les ventes d'Alpine se sont envolées de 81,1% entre janvier 2021 et janvier 2022. La part de marché du groupe Renault s'établit à 22,6%, contre 24% il y a un an.

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Tesla comptabilisé
Sans surprise, Volkswagen décroche à nouveau la troisième place du podium, avec une part de marché de 12,1% (12,3% l'année précédente). Malgré les résultats encourageants de sa marque sportive Cupra (+74,6% sur un an), les ventes du groupe allemand ont décroché de 19,8% (12 492 immatriculations). Son compatriote Daimler a quant à lui écoulé 2 226 véhicules (-14,2%), quand BMW a failli atteindre l'équilibre (-0,9%) avec 4 761 immatriculations, en grande partie portées par la progression du britannique Mini (+33,7%).
L'autre britannique du classement, Jaguar Land Rover (propriété du groupe indien Tata), ne peut se vanter de la même croissance. En janvier 2022, ses ventes ont dégringolé de 52,5% (169 unités), la pire performance du marché. Le suédois Volvo, qui appartient au chinois Geely, ne parvient pas non plus à redresser la barre avec ses 758 immatriculations (-33,7%), tout comme Ford (-35,9% pour 2 793 unités). Un autre constructeur américain a fait son apparition dans le classement, même s'il doit faire une croix sur une arrivée en fanfare : le géant de l'électrique Tesla a vendu 48 véhicules, soit 44,2% de moins qu'en janvier 2021.
L'heure n'est pas non plus à la fête du côté des constructeurs asiatiques. Les ventes de Toyota, leader mondial en 2021, ont reculé de 19,1% (7 596 immatriculations), celles de Nissan de 24,1% (1 732) et celles de Suzuki de 30,9% (1 437). Mitsubishi s'impose comme le seul japonais du classement à faire mieux que l'année précédente (+144,6%), mais ses volumes restent très faibles (225 unités). Une fois de plus, le coréen Hyundai gagne du terrain, avec une croissance de 9,6% sur un an (6 846 immatriculations).



