Triste record pour 2021 : jamais les ventes de voitures neuves particulières n'avaient été aussi mauvaises en Europe, depuis le début de la série statistique en 1990. Après les confinements engendrés par la pandémie de Covid-19, le secteur a dû affronter les conséquences de la pénurie mondiale de semi-conducteurs. En raison des tensions d'approvisionnement, de multiples constructeurs ont dû ralentir leur production ou augmenter leurs prix, avec un impact direct sur leurs résultats.
Le marché allemand en repli
Selon les chiffres publiés mardi 18 décembre par l'Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), seulement 11 774 885 voitures particulières neuves ont été vendues entre janvier et décembre dans l'Union européenne, le Royaume-Uni et les États membres de l'Association européenne de libre-échange (Islande, Norvège et Suisse). Ces chiffres constituent une baisse de 1,5% par rapport à 2020, et de 25,5% par rapport à 2019. Le mois de décembre n'a pas fait exception à la tendance générale en vigueur depuis le mois de juillet : les ventes ont chuté de 21,7% sur un an.
Parmi les 30 Etats étudiés, ceux qui affichent une croissance annuelle à deux chiffres sont peu nombreux. En 2021, la Croatie, la Grèce et l'Estonie ont respectivement vu leurs ventes progresser de 24,7%, 24,6% et 19,1% par rapport à 2020, mais leurs volumes restent faibles par rapport aux marchés historiques de l'Europe de l'Ouest. Si l'Allemagne reste de loin le pays qui vend le plus de voitures neuves, ses immatriculations ont dégringolé de 10,1%. De leur côté, la France (+0,5%), le Royaume-Uni (+1%) et l'Espagne (+1%) parviennent difficilement à passer dans le vert, quand l'Italie a déjà amorcé la reprise (+5,5%).

- 2168+2.94
Avril 2026
Demi-produits X5 Cr Ni18-10 (1.4301) - Ecart d'alliage€/tonne
- 0=
Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
- 1.3208+5.34
10 Avril 2026
Gazole France HTT€/litre
Dacia résiste
Stellantis se situe dans la moyenne européenne, puisque ses ventes en Europe ont diminué de 1,6% en 2021, avec un total de 2 378 979 voitures neuves particulières. Leader du classement au mois d'octobre, le groupe devra se contenter de la deuxième place sur l'année avec une part de marché de 20,2%, identique à celle de l'année précédente. Dans le détail, les immatriculations du constructeur Peugeot reculent de 2,3% (724 383 unités), celles de Fiat de 3,2% (475 502), celles de Citroën et DS de 0,7% (445 650 et 42 708 respectivement), et celles d'Alfa Romeo plongent de 27,8% (26 322). Opel-Vauxhall se hisse du côté de la croissance grâce à ses 486 503 ventes (+0,1%), tout comme Jeep (+4,1% pour 128 968 unités) et Lancia-Chrysler (+1,5% avec 43 725 unités).
Concurrent direct de Stellantis, le groupe Renault a quant à lui comptabilisé 1 093 539 immatriculations en 2021, ce qui représente une baisse de 10,9% sur un an et une part de marché de 9,3% (contre 10,3% en 2020). Les ventes de la marque Renault ont dégringolé de 17,1% (678 736 unités) tandis que celles du constructeur roumain Dacia ont progressé de 1,3% (410 788). Malgré des volumes bien plus faibles, Alpine a continué son ascension avec une hausse de 83,6% (2 438), contrairement à Lada, qui s'effondre avec 1 577 immatriculations (-22,9%).
Hyundai en vedette
Champion du marché européen, Volkswagen a souffert de la pénurie de puces. Le groupe a vendu 2 944 117 voitures neuves en 2021, soit 3,7% de moins qu'en 2020, et sa part de marché s'est légèrement repliée (25% contre 25,6% l'année précédente). Son compatriote Daimler est à la peine avec une diminution de 11% (678 574 unités), mais BMW s'en sort mieux grâce à sa croissance annuelle de 1,3% (858 762). Le suédois Volvo suit une trajectoire similaire (+1,1%) en enregistrant 289 301 immatriculations, et dépasse les performances du britannique Jaguar-Land Rover (-6% avec 149 784 unités) et de l'américain Ford (-19,2%, avec 523 970 unités).
Du côté des constructeurs asiatiques, les résultats sont très hétéroclites. Mais ce sont les partenaires de Renault qui souffrent le plus. Mitsubishi décroche la pire évolution du marché, avec un déclin de 29,1% (73 370 voitures neuves) et les 249 232 ventes de Nissan ne sont guère plus rassurantes (-14,2% sur un an). L'heure n'est pas non plus à la fête chez Honda, qui n'a vendu que 68 346 voitures neuves (-15,3%). A l'inverse, Mazda parvient à progresser de 4% (155 434 immatriculations) et Toyota de 9,6% (760 178). Le sud-coréen Hyundai s'impose comme le grand gagnant de 2021 : ses ventes ont décollé pour atteindre 1 018 563 unités (+21,1%) et sa part de marché est passée de 7% à 8,7%.



