Le SIAAP (Syndicat intercommunal d’assainissement de l’agglomération parisienne) et Veolia ont inauguré, le 29 octobre, la plus importante usine française de production de biométhane issu des boues de traitement des eaux usées, implantée sur le site de Seine Valenton (Val-de-Marne) du SIAPP.
Cette unité, représentant un investissement de 18,5 millions d’euros, supporté entièrement par le syndicat, dispose d’une capacité de traitement du biogaz de 1800 nm3/h (normo mètre cube/heure) et permettra, à compter de 2025, d’injecter chaque année 45 GWh d’énergie décarbonée dans le réseau de GRDF, soit l’équivalent de la consommation annuelle de plus de 10000 foyers.
«C’est notre première usine de production de biométhane. Sur le site de Valenton, nous avons un surplus de biogaz que nous n’utilisions pas sur place et qui était torché, donc perdu. Nous avions ainsi besoin de cette nouvelle installation afin de pouvoir injecter dans le réseau», rapporte François-Marie Didier, président du SIAAP. Cette valorisation du biométhane devrait permettre au syndicat d’enregistrer 1,6 million d’euros de recettes supplémentaires chaque année, précise-t-il.
Solution innovante pour purifier le gaz
Cet équipement est le fruit de deux ans d’études et de travaux réalisés par le groupement d’entreprises mené par OTV, filiale de Veolia spécialisée dans la construction d’usines de traitement des eaux et des boues. «Véritable prouesse technologique, cette unité est la première en France à atteindre une telle capacité de traitement. Une performance notamment rendue possible par le savoir-faire de Biothane, filiale de Veolia, qui a développé une solution performante permettant de purifier le biogaz. Le déploiement d'une solution numérique Hubgrade optimise, en outre, la gestion intelligente des flux de biogaz sur le site», précise un communiqué.
«Cette collaboration de pointe avec le SIAAP et nos différentes entités technologiques démontre, à travers un projet pionnier en France, la capacité de Veolia à innover et à gérer durablement le cycle de l'eau tout en réduisant l'empreinte carbone d’une activité sur un territoire donné, en l’occurrence, autour du site de Valenton», a, pour sa part, déclaré Anne Le Guennec, directrice de la zone Technologies de l'eau mondiales chez Veolia, lors de l’inauguration.
Mise en service en 1987, l’usine de Valenton traite les eaux usées d'une grande partie du bassin de l'est et du sud-est parisien, soit l'équivalent de 3,6 millions d’habitants. C’est, avec les sites de Seine-Aval à Achères (Yvelines) et Seine-Grésillons à Triel (Yvelines), une des trois usines du syndicat produisant du biométhane.



