La quasi-simultanéité des tirs a ajouté à la cruauté. Le 15 novembre, l’américain SpaceX réussissait sa première mission opérationnelle d’envoi d’un équipage vers la Station spatiale internationale.
Un succès qui lui a valu les félicitations méritées de la Nasa. Le lendemain, Arianespace essuyait un nouveau revers avec le tir raté de sa fusée Vega. Le petit lanceur italien a échoué à mettre deux satellites en orbite – Taranis pour le Cnes, destiné à l’étude des phénomènes électromagnétiques radiatifs et lumineux, et Seosat-Ingenio pour le compte du Centre espagnol de développement technologique et industriel (CDTI).
L’analyse des données de vol a mis en évidence une série d’erreurs humaines et des ratés dans la production. Pour l’Europe spatiale, le ciel s’obscurcit. Avec ce deuxième échec sur ces trois derniers tirs, la fiabilité du lanceur Vega en a pris un coup.
Par ailleurs, l’Agence spatiale européenne avait annoncé, fin octobre, que son programme phare Ariane 6 accuserait un retard d’un an et des surcoûts de 230 millions de d’euros. Pour SpaceX, le ciel est plus libre que jamais.



