De nouvelles mesures pour empêcher un rebond de l’épidémie. Le Premier ministre Jean Castex a détaillé le 11 septembre les décisions prises lors du Conseil de défense sanitaire. Elles interviennent alors que le nombre de cas, d’hospitalisations et d’entrées en réanimation est en hausse. "Le virus circule de plus en plus en France, et n’a pas baissé en intensité", a résumé le Premier ministre. 42 départements sont désormais classés rouge, et la situation est particulièrement préoccupante dans les métropoles de Marseille, Bordeaux et en Guadeloupe. "J’en appelle au sens des responsabilités de chacune et chacun d’entre nous", a insisté Jean Castex dans une courte allocution.
Les derniers chiffres hebdomadaires font état de plus de 47 000 nouveaux cas confirmés, 1704 hospitalisations et 288 entrées en réanimation. Tous les indicateurs sont en hausse : taux d’incidence, taux de positivité. Et surtout, sur les sept derniers jours analysés (du 31 août au 6 septembre), le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation était plus importante chez les 75 ans et plus (+44%) et chez les 65-74 ans (+29%), qui sont particulièrement vulnérables.
Face à ces chiffres inquiétants, Jean Castex annonce plusieurs mesures. Avec l’objectif affiché de "lutter contre le virus sans mettre entre parenthèse notre vie sociale et économique". Pas de reconfinement généralisé, donc.
Des créneaux de tests pour les publics prioritaires
Le gouvernement ne change pas de cap sur les tests (plus d’un million sont réalisés chaque semaine, ce qui fait de la France le troisième pays le plus actif dans ce domaine en Europe). "La très forte augmentation du nombre de tests a entraîné des temps d’attente trop importants, ce qui est problématique pour les publics prioritaires", constate Jean Castex. Des créneaux horaires et lieux de dépistage spécifiques leur seront dédiés.
Sept jours d'isolement
La période d’isolement pour les personnes symptomatiques et cas contact passe à sept jours, comme le suggérait le Conseil scientifique, contre 14 depuis le début de la crise. Cet isolement doit débuter à partir du jour du début des symptômes pour les cas confirmés, sans attendre les résultats du test ; à partir du jour du prélèvement positif pour les cas asymptomatiques ; à partir du jour du contact avec un cas confirmé pour les personnes-contact, suivi d’un test diagnostique réalisé au septième jour d’isolement, isolement qui se poursuivra si le résultat s’avère positif. "Il est primordial que chacun respecte cette durée d’isolement, ce qui donnera lieu à des contrôles", a prévenu le Premier ministre.



