Que ce soit dans l’agroalimentaire et l’industrie papetière, qui en sont les deux premiers utilisateurs, ou dans la santé, l’amidon est présent dans de nombreux produits de base. La filière française est la première en Europe et la quatrième dans le monde derrière la Chine, les Etats-Unis et le Brésil. Quatre entreprises traitent, sur dix sites, 6 millions de tonnes de production agricole (principalement du blé, du maïs, de la pomme de terre et des pois protéagineux).
"Nous sommes un secteur prioritaire pour l’alimentation humaine, l’alimentation du bétail et l’industrie non-alimentaire, dont la santé", rappelle Thomas Gauthier, délégué général de l’Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés (Usipa).
Liants, sirops de glucose-dextrose pour alimenter les poches dans les hôpitaux, excipients pour les médicaments, maltodextrine, tourteaux de maïs pour la nutrition animale... Les multiples usages de l’amidon nécessitent une logistique réactive, souligne le porte-parole. "La baby food ou les hôpitaux sont des secteurs sensibles, pour lesquels nous avons un devoir de continuité."
Parmi les difficultés rencontrées actuellement par la filière, figure la fluidité des transports de marchandises. Or, "des routiers circulent à vide une fois qu’ils ont livré leur production alimentaire", observe Thomas Gauthier. Autre point sensible, les problèmes d’approvisionnement en matériel sanitaire, tels que les masques, obligatoires pour certaines opérations de production et de maintenance.

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"Nous avons des stocks tampons de matières agricoles limités, de quelques jours à quelques semaines", poursuit Thomas Gauthier dont la principale crainte, dans les semaines à venir, est que les industriels se heurtent à un manque de chauffeurs.
Des rythmes de travail modifiés
La filière génère 5 300 emplois directs. "Nous avons besoin de rassurer nos opérateurs sur la sécurité sanitaire des établissements", précise Thomas Gauthier. A l’instar de nombreux secteurs, le télétravail est en place pour les fonctions supports, tout comme l'application des gestes barrière. La limitation des contacts physiques dans les usines va jusqu'à l'organisation de réunions téléphoniques entre salariés plutôt que dans une salle commune.
Pour réduire le nombre de personnes travaillant simultanément sur site, les plages horaires sont modifiées par endroits, avec des rotations qui passent de 8 à 12 heures et un étalement des 35 heures sur davantage de jours.



