A Longvic (Côte-d’Or), le site Parker produit des moteurs électriques pour le groupe américain Parker-Hannifin. Avec la crise sanitaire, l’atelier installé en Bourgogne-Franche-Comté s’adapte à des commandes inhabituelles comme celle de son client historique Dräger, leader mondial des assistants respiratoires.
"Nous collaborons depuis dix ans avec eux en réalisant des moteurs pour leurs appareils médicaux : respirateurs, machines d’anesthésie ou encore pompes à sang", précise Sébastien Poizot, responsable du site. Au mois d’avril, alors qu’à l’accoutumée Parker produit 900 moteurs par mois, une commande a été passée pour 1 400 unités soit environ 60 % d’augmentation. "D’habitude, on travaille sur des prévisions et des stocks, là il s’agit de commandes fermes pour avril, mai et juin 2020." Pour les deux mois à suivre, Parker devra produire 1 200 moteurs d’une nouvelle génération dont le prototype a été validé par le client en 2019.
Parker La moitié des membres des bureaux s’est portée volontaire selon le directeur du site. © Parker
Pour répondre à cette hausse d’activité en période de crise sanitaire, le responsable du site a renforcé la ligne de sept personnes dédiées. Devant les difficultés rencontrées dans le recrutement et la formation d’intérimaires en raison de la situation sanitaire, il a finalement sollicité d’autres salariés, passés en télétravail. Ainsi, sur les 75 salariés du site de Longvic, une trentaine œuvre habituellement dans les fonctions supports. "Nous avons appelé au volontariat pour renforcer les ateliers et constituer deux équipes pour fonctionner en 2x8. Je suis fier de la solidarité et de l’implication du personnel car la moitié des membres des bureaux s’est portée volontaire", assure le directeur du site. Désormais, deux équipes travaillent en horaire décalé sur cette ligne afin d’assurer la commande tout en prenant en compte le ménage et la désinfection nécessaires entre chaque prise de poste.
Des opportunités inattendues
Outre cette commande, le site Parker voit de nouveaux clients se présenter. "Dans le contexte actuel, certains industriels, du secteur automobile notamment, modifient leur activité pour concevoir des appareils médicaux. Ils nous sollicitent en ce sens pour la réalisation de moteur mais rien ne garantit que nous pourrons répondre à leurs attentes", précise Sébastien Poizot. Malgré "plusieurs mois de commandes" devant lui, celui-ci constate une baisse d’entrée des nouvelles demandes. Avec un chiffre d’affaire de 14 millions d’euros, le site Parker de Longvic travaille à 30 % pour le secteur médical et 40 % pour divers industriels, dont Arianespace.



