Le constructeur de poids lourds Renault Trucks a décidé de fermer ses usines de Lyon, Bourg-en-Bresse (Ain), Blainville-sur-Orne (Calvados) et Limoges "pour protéger ses salariés" et "contenir l’épidémie de Covid-19", a annoncé la direction du groupe lundi 16 mars en début de soirée.
Ces unités sont fermées "jusqu’à nouvel ordre, (et le resteront) en fonction de l’évolution de la situation sanitaire". 4 564 salariés travaillent dans ces usines : 1 617 à Blainville, 1 447 à Vénissieux, près de Lyon, 1 350 à Bourg-en-Bresse, 150 à Limoges.
Le service de dépannage et les ateliers de réparation continuent néanmoins de fonctionner pour venir en aide le cas échéant aux transporteurs. Pour les salariés des entités commerciales et de recherche et développement, l’entreprise a mis en place "un protocole de travail à distance afin de garantir la continuité des activités".
Faux départ pour les camions électriques
Le constructeur venait de lancer la production en série de ses camions électriques dans son usine normande, à raison d’une cinquantaine d’heures pour chaque véhicule. Renault Trucks a prévu d’investir 150 millions d’euros supplémentaires dans la mobilité électrique au cours des quatre prochaines années. Les véhicules électriques devraient représenter 10 % de ses volumes de vente à horizon 2025.
Avec 54 098 véhicules facturés, Renault Trucks a maintenu ses positions en 2019, en particulier en France avec 24 621 unités. Le constructeur a gagné des parts de marché à l’international avec des volumes en hausse de 10 %, notamment en Turquie et en Algérie.



