C’était "plus que nous le pensions", a reconnu Olivier Véran. Lors d’une conférence de presse jeudi 28 janvier, le ministre des Solidarités et de la santé a indiqué que le nombre de cas positifs aux variants du SARS-CoV-2 était passé depuis début janvier de "500 cas par jour, donc plus que nous le pensions, à plus de 2 000 par jour". Ceux en circulation en France sont essentiellement le variant anglais, le VOC2020, et "a minima", selon le ministre, le variant sud-africain, le 501Y.V2.
Epidémie dans l'épidémie
Or ces variants sont présentés comme l’un des principales causes de "la vague épidémique très forte, plus forte", souligne Olivier Véran, dans les pays voisins comme "l’Angleterre, l’Espagne ou le Portugal". Et ce en raison de leur "plus forte contagiosité". Le ministre, qui compare les variants quasiment à des "nouveaux virus", estime qu’il faut absolument éviter "l’épidémie dans l’épidémie".
Le ministre avance en parallèle une progression de "10% par semaine depuis 3 semaines" du nombre de cas positifs au Covid-19 en France, évoquant désormais un "plateau montant" et non plus un plateau seulement haut. Un peu plus de 20 000 cas par jour sont désormais recensés, ce qui reste plus faible que les 50 000 cas quotidiens comptabilisés à l’automne juste avant le deuxième confinement.
250 patients admis en réanimation par jour
Reste qu’actuellement il y a plus de 3 000 patients Covid en réanimation en France, occupant 60% des lits de réanimation dans le pays, contre 3 400 en octobre. Et 27 000 hospitalisés contre 22 000 en octobre. Et que le nombre de patients admis en réanimation atteint désormais 250 par jour contre 170 en décembre et janvier, enregistrant ainsi une progression des lits occupés en réanimation qui n’est plus neutre. C’est-à-dire que désormais il y a plus de patients admis que de patients qui en sortent.
Malgré le couvre-feu avancé à 18h, la multiplication des opérations de séquençage génétique pour traquer les variants, l’ensemble des mesures barrières et de contrôle imposées, l’aggravation de l’épidémie "sera une réalité très vite et très forte si nous ne faisons rien", prévient le ministre. Des mesures supplémentaires sont actuellement discutées et devraient donc être arrêtées prochainement.



