Vlad, fournisseur de batteries pour les appareils médicaux, produit habituellement 3 000 unités par an pour les respirateurs d'Air Liquide Medical. D'ici au 15 mai 2020, cette PME indépendante doit en livrer 8 000. Elles intégreront le programme des 10 000 respirateurs artificiels confié par le gouvernement à un consortium industriel emmené par Air Liquide, PSA, Schneider et Valeo notamment.
Mais cet à-coup de commandes n'inquiète pas le président de la PME, Jean-Louis Jarry. D'abord parce que l'usine située à Parçay-Meslay (Indre-et-Loire), certifiée ISO 13485, n'a jamais fermé. Une quinzaine de personnes poursuit la production, et une équipe assure la logistique, tout en respectant les mesures de sécurité. "Nous avons pu obtenir des masques par le ministère de la Santé, ce qui a permis de restaurer la confiance des équipes de production", précise le dirigeant. D'autres salariés ont été mis en télétravail.
Trois robots pour accélérer la cadence de production
L'autre atout, c'est un investissement d'environ 300 000 euros pour compléter l'automatisation des lignes consenti en janvier 2020. "Depuis plusieurs mois, nous avons pris un virage stratégique pour transformer une partie de notre manufacture en industrie 4.0. Aujourd’hui, nos trois robots d’assemblage, de collage et de soudure nous permettent d’accélérer la cadence de production sans sacrifier le confort ou la sécurité de nos collaborateurs", précise Vincent Piton, directeur général.
Concepteur, fabricant et distributeur de batteries pour le médical et l'industrie, Vlad emploie 65 salariés. Cette PME contrôlée par ses cadres a réalisé un chiffre d'affaires de 18 millions d'euros en 2019, en hausse de 16.



