«Au départ du projet, nous étions portés par l’ambition de proposer un produit permettant de cumuler tous les avantages du vélo mécanique et tous ceux du vélo électrique, c’est-à-dire un objet simple, pas trop cher et facilement réparable», explique Yvan de la Baume, directeur général et co-fondateur de Virvolt, une jeune société qui fabrique et vend des kits d’électrification de vélo.
Virvolt, qui se définit comme une entreprise "low tech", a conçu un moteur qui s’installe dans le pédalier, se monte facilement et s'adapte à la grande majorité des vélos. La start-up a d’abord distribué ses kits, comprenant moteur, batterie et accessoires, via un réseau de 300 magasins de cycles en France, Belgique et Suisse. Depuis un an, elle propose, également, son produit aux fabricants de vélo qui «recherchent un moteur français, simple, performant et réparable», précise Yvan de la Baume.
En tandem avec Renault
L'entreprise est installée dans les locaux de l’usine Renault de Flins (Yvelines). Elle bénéficie des services du Hub Open Innovation créé par le constructeur automobile dans le cadre du projet Refactory, qui doit faire du site la première usine européenne d’économie circulaire consacrée à la mobilité. Un atout de poids à l’heure où Virvolt prévoit d'augmenter ses volumes. La société, qui a vendu 4 000 kits depuis sa création, il y a quatre ans, veut en fabriquer jusqu’à 3 000 en 2023 et 5 000 en 2024.
Virvolt 98% des vélos sont compatibles avec le kit de Virvolt.
«Nous aurions été incapables humainement et financièrement de nous lancer dans l’industrialisation d’un moteur sans être accompagné par un groupe doté d'une expertise industrielle», concède Yvan de la Baume. La start-up a été accompagnée par Renault dans l’élaboration et la mise en œuvre du processus d’industrialisation. «Nos experts ont étudié le produit et proposé des solutions pour optimiser l’assemblage ainsi qu’une méthodologie pour le réaliser», indique Nathalie Rey, directrice générale du hub.
Dans l’usine de Flins, une zone est dédiée aux fabrications des start-up. «Virvolt livre les pièces et Renault met en place la production avec la main d’œuvre spécialisée de Flins et délivre un produit assemblé», complète Nathalie Rey. A terme, certaines pièces, tel le carter du moteur, pourraient même être fabriquées à Flins.



