Comment Engie sélectionne son nouveau patron pour remplacer Isabelle Kocher

Alors que Olivier Biancarelli, directeur général adjoint du groupe, vient d'annoncer son départ, Engie doit nommer son nouveau directeur général d’ici à la fin 2020. Voici sur quels critères le conseil d'administration de l'énergéticien français, présidé par Jean-Pierre Clamadieu, entend le choisir.

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Siège d'Engie à la Défense
Le président du Conseil administration d'Engie dévoile les qualités attendues du futur dirigeant exécutif d'Engie, un groupe de 170 000 personnes.

Jean-Pierre Clamadieu l’a assuré lors de la dernière Assemblée générale du groupe, le 14 mai 2020. Engie "aura un nouveau directeur général d’ici à la fin de l’année". Il ou elle remplacera Isabelle Kocher, partie en février, à la direction exécutive du groupe énergétique. La fonction est actuellement assurée par un trio composé de l’ex-secrétaire générale, Claire Waysand, de la directrice financière, Judith Hartmann et du directeur des opérations, Paulo Almirante.

Convaincu par la transition énergétique

Le nouveau dirigeant exécutif devra d’abord être "à l’aise avec la vision du groupe" et avoir "une conviction personnelle autour de la transition énergétique", a expliqué Jean-Pierre Clamadieu à L’Usine Nouvelle en mars dernier. Selon lui, la transition énergétique est en effet "un acquis du groupe, développé par Isabelle Kocher, mobilisateur pour nos équipes".

Obsédé d'exécution

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Le nouveau directeur général ne devra donc pas chercher à insuffler une nouvelle stratégie ou à infléchir l'actuelle. Il devra surtout être à l’aise dans un fonctionnement de la gouvernance dissociée et choisie par le groupe. "Le conseil d’administration conseil s’est bien approprié la vision 'high level', qu’avait développé Isabelle Kocher", prévient Jean-Pierre Clamadieu. Le conseil entend donc bien garder la main sur sa bonne mise en œuvre. Charge au directeur général de l’assurer. Il devra être "obsédé par l’opération et l’exécution", prévient le président du conseil.

Capable d'opérer les bonnes coupes

Une tâche pas si simple. "Il faut quelqu’un qui soit capable d’embrasser la complexité et la taille d’un groupe comme Engie, mais avec un a priori autour de la simplification et d’expression de priorités claires." Le groupe a notamment lancé un grand programme de simplification avec un désengagement de 25 pays sur 70 et un nouveau plan de cessions d’activités de 4 milliards d’euros.

A l'aise avec la gouvernance dissociée

Il devra aussi savoir composer avec l’actuel trio dirigeant, qui a toute la confiance du conseil d’administration. Depuis le départ d’Isabelle Kocher, à qui il était notamment reproché de ne pas s’être assez reposée sur les membres du comité exécutif, seuls deux d’entre eux ont posé leur démission. Le départ d’Ana Busto, la directrice de la marque, a été annoncé le 16 juin. Olivier Biancarelli, directeur général adjoint du groupe, en charge de la Business Line Solutions Clients et d’Engie Impact depuis 2019, et directeur général de Tractebel, vient, quant à lui, d’annoncer son départ le 31 juillet.

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