L'Usine Nouvelle.- Le PDG de CMA CGM a annoncé la première offre de service maritime utilisant le biométhane. Est-ce votre carburant du futur ou une simple expérimentation ?
Farid Trad.- Nous l’avions déjà fait à titre expérimental sur notre porte-conteneurs Jacques-Saadé, mais cette fois nous changeons d’échelle. Il s’agit de multiplier par dix notre soutien à la production de biométhane, qui atteindra 12 000 tonnes, soit l’équivalent de la consommation de deux navires de 1 400 EVP [équivalent vingt pieds, ndlr] propulsés au GNL sur le service Balt3 entre Saint-Pétersbourg et Rotterdam pendant un an.
Quand remplacera-t-il vraiment le GNL ?
Nous réfléchissons actuellement à deux possibilités. La première est d’investir dans les unités de production de biométhane réinjecté dans le réseau européen via le système de garantie d’origine. La deuxième est le process de liquéfaction du biométhane, mais il reste pour l’instant très onéreux. Et il ne faut pas oublier les infrastructures à mettre en place, comme nous l’avons fait à Fos, Rotterdam et Singapour pour le GNL. C’est l’une des solutions d’avenir, mais ce ne sera pas la seule. Le biométhane permet de réduire de 67 % des émissions de CO2 par rapport au GNL.

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Sur quelles autres technologies travaillez-vous ?
Nous continuons à développer notre flotte de porte-conteneurs au GNL. L’an prochain, 32 navires propulsés au GNL seront en service. Nous travaillons aussi sur d’autres technologies d’avenir que sont l’hydrogène et l’ammoniac, sur l’optimisation de la consommation et une assistance vélique qui pourrait servir d’énergie d’appoint. Mais l’idée de l’annonce sur le potentiel du biométhane est de montrer que l’on avance technologiquement.



