L’armateur CMA CGM est à la pointe pour réduire les émissions dans le secteur du transport maritime. Il fut le premier à mettre en service un porte-conteneurs navigant au GNL. Il a lancé plusieurs programmes de recherche avec des industriels comme Airbus, confrontés aux mêmes soucis sur l’hydrogène, mais aussi avec Air liquide et Engie sur la problématique du stockage, et avec le Centre national d’études spatiales et ArianeGroup sur la sécurité.
"Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, au-delà des biocarburants, il faudra utiliser des énergies alternatives issues de l’électricité verte comme l’ammoniac, le méthanol, l’hydrogène et le vent, prévient Erwan Jacquin, le directeur recherche et innovation de CMA CGM. Pour l’hydrogène, même s’il était vert et disponible en grande quantité, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, il faut résoudre le problème du stockage et la puissance nécessaire à bord des navires de grosse capacité. "
Partenaire de l’« Energy Observer », il envisage d’abord des utilisations de l’hydrogène sur ses terminaux portuaires pour les engins de levage, puis sur les conteneurs réfrigérés qui consomment 10 à 20 % de l’énergie utilisée par un navire avant de s’attaquer à des petits navires.



