La direction de Bridgestone dit non au projet alternatif pour l'usine de Béthune

La nouvelle est tombée le 12 novembre : l’usine Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais) va finalement fermer en 2021. Aucun accord n’a été trouvé pour la mise en place d’un plan de sauvetage. 863 emplois sont concernés.

Réservé aux abonnés
Usine Bridgestone Béthune
Bridgestone va stopper toute production à Béthune (Pas-de-Calais).

C’était la réunion de la dernière chance. Le 12 novembre, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l’Industrie a rencontré les représentants des salariés, la direction de l’entreprise, le président de la région Xavier Bertrand et les élus du territoire pour une réunion de travail consacrée à l’avenir du site Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais).

Mais en milieu de journée, l’information est tombée : le site va fermer entraînant la suppression de 863 emplois.  Le direction de Bridgestone écarte tout plan B.

Depuis fin septembre 2020 et l’annonce de la fermeture, de nombreuses alternatives ont été étudiées pour éviter la fin de ce site industriel, installé depuis 1961 à Béthune. L’État avait même avancé, mi-octobre, l’idée d’un investissement de 100 millions d’euros pour aider à la restructuration, avec un objectif de production de 1,3 million de pneus de qualité supérieure par an à partir de 2025. Autre piste évoquée : la mise en place d’une activité partielle, avec un peu plus de la moitié des effectifs.

Vos indices
Indices & cotations
Tous les indices

Aucune de ces solutions n’a finalement été suffisantes pour convaincre la direction et sauver le site. "La direction de Bridgestone a fermé la porte à un plan de sauvetage de son usine et décide donc la fermeture du site, déclare Agnès Pannier-Runacher. Nous serons là aux côtés des salariés pour trouver les meilleures solutions possibles."

Pour le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, "le bras de fer continue avec Bridgestone"."Il faut que Bridgestone arrête de jouer la montre, et arrête de jouer avec les nerfs des salariés. Ils ne vont pas partir comme ça. On attend d'eux qu'ils mettent le maximum, sur le plan social et la revitalisation, pour que les salariés et ce territoire puissent rebondir".

Des projets de reprise ?

Bridgestone, dans un communiqué, explique que le plan B imaginé par l'Etat avec l'aide du cabinet Accenture n'est pas viable. "Cette option ne règle pas le problème de surcapacité de production de Bridgestone en Europe, qui continue de s’aggraver avec la crise de la Covid. Réduire la capacité de production de l’usine à une quantité de 3 millions de pneus ne constitue pas une solution pérenne pour Bridgestone, face à des concurrents dont la taille des usines s’accroît pour atteindre 10 à 20 millions de pneus". Le groupe japonais dit désormais plancher sur différentes pistes pour reclasser ses salariés, en interne et en externe. Il affirme avoir identifié "10 opportunités dont quatre projets industriels déjà bien définis" pour la reprise du site.

Abonnés
Le baromètre de l’auto
Suivez l’évolution des marchés automobiles français et européen mois après mois grâce à notre tableau de bord.
Nos infographiesOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.