Dans le cadre de leur projet d’études à CentraleSupélec, cinq étudiants – Amine Radi, Dorian Bretaudeau, Gabriel Ceolin de Brito, Pierre Grenouillet et Vitor Mazur – ont conçu un émulateur solaire destiné à reproduire le comportement d’un panneau photovoltaïque. Ce type d’outil permet de modéliser et tester des systèmes solaires. Ici, l’émulateur doit servir à simuler un système de pompe solaire pour puiser de l’eau potable, à destination des pays d’Afrique subsaharienne.
«Les émulateurs solaires sont des outils qui existent déjà dans le monde industriel et de la recherche, mais qui sont très chers, entre 3000 et 4000 euros, et dont le fonctionnement est assez opaque», explique Gabriel Ceolin de Brito. Pour répondre à ces limites, les étudiants ont développé une version plus simple, légère en puissance de calcul, mais tout aussi performante, capable d’atteindre son régime permanent en une seconde. Leur projet est en lice dans la catégorie Environnement et énergie du Grand Challenge des écoles d’ingénieurs, dont les résultats seront annoncés le 15 mai 2025.
«Démocratiser l'émulation»
Pour concevoir leur prototype, ils ont utilisé une carte électronique développée par l’entreprise française OwnTech, qui repose sur une approche «open hardware», c’est-à-dire avec des plans librement accessibles. «Nous avons voulu faire quelque chose de simple et qui marche bien, pour démocratiser l’émulation», poursuit Gabriel Ceolin de Brito. Dans cet esprit d’ouverture, les étudiants ont choisi de publier l’intégralité de leur travail en open source, rendant leur émulateur non seulement transparent, mais aussi facilement adaptable à différents projets.



