[Choose France 2023] Pfizer va investir 500 millions d’euros supplémentaires en France, soit plus d'1 milliard jusqu’en 2026

Le géant pharmaceutique américain Pfizer s’engage à une nouvelle salve d’investissements d’envergure dans l’Hexagone. L'entreprise compte investir 500 millions d’euros supplémentaires jusqu’en 2026, soit plus de 1 milliard depuis 2022. Mais toujours sans construire d’usine.

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Pfizer ne produit plus lui-même en France depuis 2005, mais s'appuie sur plusieurs sous-traitants. Une stratégie que le laboratoire américain semble vouloir poursuivre pour le moment.

Les sommets Choose France se suivent et se ressemblent pour Pfizer. Un an après avoir annoncé 520 millions d’euros d’investissements en France pour les cinq prochaines années, le laboratoire pharmaceutique américain a annoncé le 14 mai 2023 ajouter une enveloppe supplémentaire de 500 millions d’euros jusqu’en 2026. Soit un total de plus d'1 milliard d’euros sur la période 2022-2026. Ces efforts colossaux ne seront pas dévolus à une implantation industrielle sur le territoire, mais permettront d’accroître massivement les efforts de R&D, en particulier les essais cliniques et les collaborations, mais aussi les productions par des tiers.

Plus de 200 projets actuels de Pfizer en R&D implantés en France

Actuellement, le laboratoire américain, revenu au premier plan mondial de la pharma avec le Covid-19, mène plus de 200 projets de R&D en France. Pfizer évoque des efforts dans les aires thérapeutiques de l’oncologie, des maladies rares, de l’inflammation et de l’immunologie. Pour tous les projets, comme la recherche fondamentale, les essais pré-cliniques et cliniques, le groupe indique en mener la moitié via des partenariats, qu’il s’agisse d’universités, d’hôpitaux, d’instituts de recherche, et des sociétés et start-up biotechnologiques. Début mars, lors d’une rencontre avec la presse, Reda Guiha, nouveau président de Pfizer France, avait souligné que «trouver en France un BioNTech (la biotech allemande avec qui Pfizer a développé le vaccin ARNm Comirnaty, ndlr) est pour moi une priorité. Il y a ici des perles à droite, à gauche». En France, il collabore étroitement, par exemple, avec un acteur comme Valneva pour un vaccin contre la maladie de Lyme, jusqu’à en être devenu actionnaire.

Pas d'usine en France mais de la production confiée en sous-traitance

Par ailleurs, pour cette nouvelle salve d’investissements, le laboratoire américain évoque les efforts dans le domaine du numérique. Pfizer ajoute ainsi, dans un communiqué, vouloir «développer des compétences spécifiques dans la génération de données, en oncologie notamment, afin d’aider à comprendre comment les caractéristiques et les comportements des patients impactent les résultats cliniques ».

Pfizer, qui ne produit plus directement en France depuis 2005 avec la fermeture de son usine d’Angers (Maine-et-Loire) et la cession au sous-traitant Fareva de celle de Val-de-Reuil (Eure), consacre toutefois une bonne partie de ses investissements français dans la production, assurée par des tiers. Comme pour son antiviral Paxlovid qui est produit en partie dans les Pyrénées-Atlantiques. Dans le cadre de cette sixième édition de Choose France, le groupe n’a pas été plus précis en termes de nouveaux projets de production à allouer, évoquant simplement ses médicaments «actuellement commercialisés et ceux à venir».

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