Face à la vitesse de développement du marché de l’hydrogène, Chemours investira 200 millions de dollars (186 millions d’euros) en France. Spin-off de DuPont depuis 2015, le chimiste américain veut disposer le plus vite possible sur le continent de capacités de production de membranes échangeuses de protons.
Ces membranes, qu’il ne fabrique pour le moment qu’aux États-Unis, sont utilisées pour produire de l’hydrogène par électrolyse, pour le stockage d’énergie dans les batteries et pour les piles à combustible de l’automobile. Chemours construira deux bâtiments pour la fabrication d’ionomères et de membranes sur son site de Villers-Saint-Paul (Oise).
Le calendrier prévoit une mise en service début 2025 sur cette plateforme de 40 hectares, avec 80 emplois supplémentaires à la clé, qui porteront l’effectif de Chemours à un total de 140 salariés. Soutenu par France Relance, le projet devrait bénéficier d’aides de «quelques dizaines de millions d’euros», selon Roland Lescure, le ministre délégué chargé de l’Industrie.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3715 - Mars 2023



