Dassault, MBDA, Safran, Collins Aerospace, Airbus, Boeing... Chez ces grands donneurs d’ordre, le spécialiste de la fixation et des visseries de très haute précision Décomatic est qualifiée en rang 1. Cette PME de 50 salariés à Sainte-Maure-de-Touraine (Indre-et-Loire) fabrique pour eux des petites et moyennes séries, à destination du char Leclerc ou du moteur du Rafale par exemple.
«Nous ne produisons que des pièces critiques, avec une précision de l’ordre du micron, capables de répondre aux fortes contraintes, notamment de vibrations», précise son dirigeant et unique actionnaire, Olivier Boijoux. En titane ou en acier, 2 millions de pièces critiques sortent chaque année de l’usine, à l’issue d’une trentaine d’étapes. «Nous sommes certifiés Iso 9001 et EN 9100 afin de garantir qualité, fiabilité et sécurité aux acteurs de la défense, qui constituent 90% de notre activité.»
2 millions d'euros d'investissement à venir
Depuis qu’Olivier Boijoux en a repris la barre en 2022, la croissance de la PME a été boostée par ses choix stratégiques. Le chiffre d’affaires de l’entreprise familiale, née en 1963 à Sorigny (Indre-et-Loire), a décollé, passant de 2,7 millions d’euros en 2021 à 4,2 millions en 2023. Après avoir bouclé un programme de 2,4 millions d’euros d’investissement soutenu par France Relance et Bpifrance, Décomatic engage un nouveau plan de 2 millions d’euros. Objectif : intégrer l’activité de traitement de surface.
«Cela nous assurera une maîtrise complète du process de fabrication, sans subir les aléas de prix et de délais actuels, liés à la rareté des sous-traitants qualifiés», explique Olivier Boijoux. Les engagements pris auprès des acteurs de la défense lui assurent «une bonne visibilité dans le temps. Mais les demandes de montée en cadence, liées notamment au réarmement, requièrent d’automatiser toujours plus pour garantir une grande réactivité, ce que nous apportons en tant que PME !»
C’est pourquoi le dirigeant aspire à contrôler sa progression, «à 10 à 15%» maximum. Tout en regardant les occasions de croissance externe : «J’aimerais adjoindre à notre activité la fabrication d’autres types de pièces usinées, pour les mêmes secteurs !», mire déjà le patron.#

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3728 - Mars 2024



