Le 29 janvier 2021, Alstom devient un géant du ferroviaire, le jour de la sortie de « L’Usine Nouvelle », nouvelle formule. Est-ce un heureux présage ? En tout cas, Alstom a bouclé le rachat de Bombardier Transport en un temps record – moins d’un an depuis la signature du protocole d’accord –, et a même réussi à faire baisser le prix initial de quelque 500 millions d’euros, à 5,3 milliards d’euros environ (le montant définitif sera dévoilé à la signature, dans l'après-midi). Le nouveau groupe, qui devrait réaliser un chiffre d’affaires de 15,7 milliards d’euros, devient le numéro 2 mondial derrière le chinois CRRC, et prend ses distances avec son rival allemand Siemens.
La carte des sites d'Alstom et Bombardier dans le monde
Les carnets de commandes débordent – 40 milliards pour Alstom, 33 milliards pour Bombardier lors des derniers exercices – et les bonnes nouvelles continuent de tomber. Alstom a remporté récemment le contrat pour la troisième ligne du métro de Toulouse (Haute-Garonne) pour un montant de 713 millions d’euros. Après ceux de l’Allemagne, il va fournir ses premiers trains à hydrogène à l’Italie. Il a réussi son augmentation de capital de 2 milliards d’euros. Quant à Bombardier, il a gonflé la corbeille avec plusieurs contrats gagnés en décembre 2020, dont deux qui totalisent plus de 1 milliard d’euros : 33 trains Omneo Regio 2N pour la région des Hauts-de-France et 205 voitures pour le réseau de transport en commun SkyTrain de Vancouver (Canada).
Et le consortium Alstom-Bombardier fournira 204 voitures à la Société nationale des chemins de fer belges pour 445 millions d’euros. La preuve que les synergies entre les deux constructeurs existent, et ce, même en dehors de la France où ils ont gagné plusieurs projets ensemble, notamment pour le futur RER nouvelle génération.
L'Usine Nouvelle - Florent Robert 


