Si moins voyager par avion est l’une des voies les plus efficaces pour réduire ses émissions à titre individuel, cette tendance n’est pas encore majoritaire. Mais elle progresse. Près de 40% de ceux qui ont modifié leur comportement l’ont fait pour des raisons environnementales, nous montrent les résultats d’un sondage exclusif, réalisé pour TotalEnergies sur un échantillon représentatif de Français par l’institut d’études d’Infopro Digital (le groupe auquel appartient L’Usine Nouvelle).
Sachant que l’avion zéro émission est renvoyé à un horizon lointain – celui à hydrogène d’Airbus est envisagé pour 2040 –, les compagnies aériennes, sous la pression des régulateurs français et européens, s’orientent vers des avions thermiques alimentés par des carburants aériens durables (CAD).
Des solutions méconnues du public
Mais ces solutions décarbonées sont mal connues de l’opinion publique, comme le montrent les données recueillies par l’enquête. Le niveau de connaissance de cette alternative est évalué par les Français eux-mêmes à 2,3 sur 5. Les répondants indiquent par ailleurs avoir besoin d’une information plus poussée sur le sujet. Ils souhaitent en outre que cette solution n’ait pas un impact trop fort sur le prix des billets, la majorité acceptant une hausse si elles ne dépassant pas les 10%.
Alors que la tonne de CAD coûte actuellement 1770 euros dans sa technologie la plus économique (les carburants issus d’huiles végétales hydrotraitées, ou Hefa), contre 770 euros pour le kérosène fossile, le chemin est étroit. La maturité des technologies comme la mise en œuvre des capacités de production massives sera clé, tout comme l’information associée. Revue des perceptions et des attitudes vis à vis des carburants durables.











