Boston Dynamics créé un robot bipède tout électrique

Une nouvelle version tout électrique du robot bipède Atlas a été présentée par Boston Dynamics. Le roboticien annonce la fin de sa plateforme hydraulique et dévoile un robot avec une grande amplitude de mouvements.

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Boston Dynamics Atlas tout électrique
Boston Dynamics souhaite tester dans des usines Hyundai les capacités de son robot humanoïde Atlas.

Effrayant. Boston Dynamics a diffusé une vidéo d’un nouveau robot humanoïde. Allongé sur le sol, il se redresse, fait tourner sa tête à 180 degrés, puis ses jambes et son torse. Avant de s’avancer en direction de la caméra. S’appelant Atlas, comme son prédécesseur, il semble tout droit sorti d’un film de science-fiction avec sa tête entourée d’un halo lumineux.

Il offre surtout l’occasion à Boston Dynamics d’annoncer la fin de son système d’actionnement hydraulique qui faisait la particularité de son robot bipède. «La puissance mécanique totale a probablement été baissée afin de se focaliser sur des tâches plus élémentaires», explique Justin Carpentier, chercheur à l’Inria, spécialisé dans la robotique humanoïde.

Une grande amplitude de mouvements

Concrètement, ce nouveau robot ne peut sans doute ni sauter ni faire de mouvements acrobatiques comme son prédécesseur. Cela nécessite une forte impulsion d’énergie, rendue possible par le système d’actionnement hydraulique. Mais ce dernier «est difficile à maîtriser, voire plus dangereux sur certains aspects qu’un système tout électrique», souligne le chercheur, rappelant les fuites d’huile du premier Atlas. Autre atout de la version électrique : une plus grande amplitude de mouvement. Un détail qui simplifie sa programmation – il est plus facile de faire bouger le robot s’il n’a pas besoin de mouvoir le pied pour se retourner –, mais qui a un impact sur la conception.

Car les câbles électriques incrustés dans le robot ne doivent pas être tordus lorsque la jambe ou le torse pivote. Boston Dynamics affirme vouloir « se concentrer sur les applications du monde réel »... et sur la commercialisation. «Pour industrialiser des robots bipèdes, il faut remplir les critères de fiabilité, de sécurité, de maintenance et de flexibilité», souligne Justin Carpentier. Les coûts doivent également être abordables et les algorithmes de perception améliorés pour que le robot humanoïde puisse interagir avec son environnement. Autant d’obstacles à relever.

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3731 - Juin 2024

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