Année noire pour la production automobile en France.
Déjà ébranlées par le passage au véhicule électrique, les usines ont subi de plein fouet les mesures de confinement. Les annonces de fermetures se sont multipliées, comme à Tulle (Corrèze) où l’équipementier américain BorgWarner a prévu de cesser l’activité d’ici à 2022. Même scénario pour l’usine du sous-traitant Inteva Products à Saint-Dié-des-Vosges (Vosges).
Malgré des alternatives proposées par l’exécutif, c’est également la voie de la cessation d’activité qu’a choisie Bridgestone pour son site de Béthune (Pas-de-Calais), qui emploie 863 personnes. Pour le fabricant de pneus japonais, il s’agit de la seule option susceptible de régler son problème de surcapacité en Europe.

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Février 2026
Cours des matières premières importées - Pétrole brut Brent (Londres) en euros€/baril
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Mars 2026
Polypropylène - 05-1-52 Chutes PP rigides naturelsVariation en €/tonne
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3 Avril 2026
Gazole France HTT€/litre
Quelques lueurs d’espoir
Dans ce sombre panorama, quelques lueurs d’espoir. À Bavans (Doubs), Faurecia a inauguré son centre d’expertise mondial dédié à l’hydrogène. Non loin de Lyon (Rhône), une usine de production de piles à combustible doit voir le jour, fruit de la coentreprise créée par ce même équipementier avec Michelin.
Côté batteries, PSA et Saft continuent de travailler sur leur projet de cellules. Le centre de R & D à Bordeaux (Gironde) et la ligne pilote installée à Nersac (Charente) sont déjà en phase de démarrage. Et ce, avant la création d’une première gigafactory dans l’usine PSA de Douvrin (Pas-de-Calais), qui pourrait enfin positionner la France dans la production de cellules de batteries pour voitures électriques.



