Electrifier la route. Tel est le défi que s'est lancé Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) à travers le projet de recherche «eRoadMontBlanc», en consortium avec l'université Gustave-Eiffel et les entreprises Alstom, Pronergy et Greenmot. La société autoroutière haut-savoyarde cherche à décarboner la mobilité sur son réseau, fréquenté par plus de 2 500 poids lourds par jour. La technologie envisagée ? Une alimentation électrique par le sol via un rail conductif inséré dans la chaussée.
Ce système développé par Alstom à l'origine pour les tramways, notamment ceux de Bordeaux, Angers ou Dubaï, serait ainsi adapté à la route. «C'est la solution qui nous semble la plus simple à intégrer à l'infrastructure et à entretenir ensuite, surtout dans notre environnement montagneux», assure Florian Grange, le chef du projet chez ATMB. Dans le cadre de cette expérimentation, un véhicule utilitaire, un camion et un autocar seront spécialement équipés d'un bras articulé muni d'un patin frotteur. Ce projet est doté d'un budget de 21 millions d'euros sur cinq ans.
Près des trois quarts du financement proviennent de l'appel à projets «Mobilités routières automatisées, infrastructures de services connectées et bas carbone» de France 2030 lancé par Bpifrance. Il vase dérouler en deux phases. L' an prochain, des premiers essais se dérouleront sur un circuit fermé dans l'Ain. Puis, un test grandeur nature devrait avoir lieu sur un kilomètre de la RN205, en direction de Chamonix, d'ici à mi-2025.



