90 millions d’euros. C’est le montant total du programme d’investissements annoncé par Nexans, jeudi 12 septembre, destiné à soutenir la croissance de l’éolien offshore en Europe. Cette enveloppe sera répartie entre ses usines belges de Charleroi et d’Erembodegem et son site français de Calais (Pas-de-Calais). Les investissements profiteront, dans un premier temps, à la réalisation du contrat TenneT, le plus important de son histoire, qui consiste, pour l’industriel, à raccorder au continent plusieurs parcs éoliens offshore situés en mer du Nord.
81 millions d’euros pour le site de Charleroi
Principal bénéficiaire, l’usine de Charleroi, seule unité de production de câble de haute tension terrestre du groupe, recevra 81 millions d’euros pour produire des câbles de 525 kV d’une section de 3000 mm². Ces câbles de courant continu sont particulièrement utilisés pour transporter l'énergie sur de longues distances, dans le cas d’interconnexions entre pays et de raccordement de champs d'éoliennes en mer.
En outre, une tour d'extrusion de 53 mètres servant à l’isolation de ces derniers verra le jour. Ce sera, pour l’industriel, la seconde de ce type en Europe, après celle d’Halden en Norvège. Le site sera aussi relié au réseau navigable wallon et au projet de plateforme logistique multimodale initié par la métropole. Il en résultera une baisse de 85% de ses émissions de CO2 liées au transport. Côté effectif, 30 nouveaux emplois seront créés.
Nouveau laboratoire à Calais
Plus au nord, à l’usine d’Erembodegem, ce sont 6 millions d’euros que Nexans injectera pour développer et produire des accessoires haute tension permettant la jonction entre deux liaisons. Une nouvelle presse à injection y sera installée.

- 1.2539+3.07
3 Avril 2026
Gazole France HTT€/litre
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Mars 2026
Huile de palme - Malaisie$ USD/tonne
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3 Avril 2026
Gazole France TTC€/litre
Enfin, à Calais, c’est un nouveau laboratoire d’essai haute-tension pour câble courant continu haute tension (CCHT) qui sera construit. Il comprendra une salle entièrement consacrée aux essais de câbles de 525 kV. Vieillissement accéléré et autres tests simulant les contraintes subies par un câble pendant quarante ans (courts-circuits, surtensions, dilatations-rétractions, chocs mécaniques, corrosion, etc.) y seront réalisés.
Tous les travaux débuteront en 2025 et devraient s’achever fin 2026, indique Nexans. Pascal Radue, vice-président exécutif Production et transmission chez Nexans considère dans un communiqué que le plan d’investissements «affermit notre position de leader de la transition énergétique. La possibilité de fabriquer des câbles terrestres allant jusqu’à 525 kV est un facteur décisif qui maintiendra le Groupe à la pointe de cette transition pendant de longues années à venir».



