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Avec sa nouvelle usine près de Lyon, Séché accélère dans la chimie de spécialités

Le groupe Séché a inauguré le 19 septembre à Saint-Vulbas (Ain) son nouveau site de revalorisation d'actifs chimiques, dit Speichim processing. 26 millions d'euros ont été investis.

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Vue globale du site Speichim processing de Séché à Saint-Vulbas (Ain)
Vue globale du site Séché Speichim à Saint-Vulbas (Ain) avec le nouvel atelier.

Le groupe Séché a inauguré le 19 septembre en fin d'après-midi sa nouvelle usine Speichim sur le Parc industriel de la plaine de l'Ain (Pipa), à Saint-Vulbas (Ain). Le troisième acteur français des déchets et des services aux collectivités et aux entreprises a mobilisé 26 millions d'euros. Il a reçu une aide de 2,3 millions d'euros du plan de relance sur l'enveloppe de relocalisation des actifs stratégiques.

Déjà présent sur le Pipa, Séché Speichim se dote d'un nouvel atelier de distillation de déchets chimiques de 1000 m², qui lui permet de doubler sa capacité de traitement. Elle est de 20 000 tonnes actuellement : elle passe à 40 000.

Des actifs purs à partir de mélanges chimiques

Séché a mis au point un démonstrateur industriel sur la plateforme de R&D publique privée Axel'One à Solaize (Rhône), qui regroupe la recherche académique et les industriels de la vallée de la Chimie, avec la collaboration d'un laboratoire de Centrale Lyon et de la PME Activitation.

Démonstrateur industriel sur le site Speichim processing de Séché à Saint-Vulbas (Ain)Séché
Démonstrateur industriel sur le site Speichim processing de Séché à Saint-Vulbas (Ain) Démonstrateur industriel sur le site Speichim processing de Séché à Saint-Vulbas (Ain)

Démonstrateur industriel sur le site Séché Speichim à Saint-Vulbas. ©Séché

Grâce à ce procédé, transféré dans la nouvelle usine, Séché parvient désormais à séparer des molécules au sein de mélanges de composés chimiques, et à purifier de nouveaux actifs. Ce qui fait de lui un acteur de la chimie de spécialités. «Un brevet est en cours sur ce process industriel», explique Laurent Carmona, directeur des opérations de Séché Speichim.

Les premières productions devraient démarrer à l’automne 2024 avec un industriel français de la chimie, confidentiel pour l'heure. Il s'agit de relocaliser en Europe un initiateur de polymérisation, une molécule de type aldéhyde, à partir d'un déchet qui vient d'Espagne. «Aujourd'hui, ce chimiste achète sa matière première en Asie», souligne Laurent Carmona.

Site Speichim processing de Séché à Saint-Vulbas (Ain)Séché
Site Speichim processing de Séché à Saint-Vulbas (Ain) Site Speichim processing de Séché à Saint-Vulbas (Ain)

Grâce à la nouvelle infrastructure Séché va doubler sa capacité de traitement de déchets chimiques à Saint-Vulbas. ©Séché

Acteur de la transformation des déchets, Séché emploie 6100 salariés dans le monde, dont 2 900 personnes en France et réalise 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires. Sur le Pipa, où il emploie 250 personnes au total, il dispose d'une autre filiale, Tredi, qui a deux sites, un incinérateur et un laboratoire de R&D.

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