Pas sûr que ces chiffres redonnent le moral aux constructeurs. Les immatriculations de voitures neuves en France ont été stables à -0,06% en rythme annuel en décembre 2022, selon les données communiquées dimanche 1er janvier par la Plateforme automobile (PFA). Il s'est immatriculé 158 027 véhicules particuliers dans l'Hexagone, a rapporté le PFA. Les immatriculations de voitures neuves du groupe Stellantis ont diminué en décembre 2022 de 23,94% par rapport à un an plus tôt. Le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine) a vu quant à lui ses immatriculations en France décliner de 0,88% en rythme annuel en décembre.
Un rebond qui ne permet pas à l'industrie auto de se rattraper
Depuis le mois d’août, après des semaines placées sous le signe des pénuries de semi-conducteurs, de l’inflation, des problèmes de livraison en raison d’un manque de chauffeurs (qui ne s’est pas arrangé avec la guerre en Ukraine), les immatriculations avaient rebondi grâce à un rattrapage des livraisons. Décembre 2022 vient toutefois démontrer le caractère fragile de ce rebond.
Avec une baisse de ses ventes de 14,7 % par rapport à 2021, Stellantis conserve sa place de leader sur le marché en 2022. Les performances de ses marques Peugeot et Citroën, avec respectivement -14,1% et -19,8%, expliquent cet essoufflement. Renault, lui, fait un peu mieux avec -6,7%. Le succès de Dacia, dont les ventes ont augmenté de 4,5%, a aidé le constructeur. Sur l'ensemble de l'année 2022, le marché français a enregistré une baisse de 7,8% en rythme annuel, avec 1 529 035 immatriculations de voitures particulières. Après une année 2020 minée par la pandémie de Covid-19 (-25,5% de ventes par rapport à 2019), 2021 n’avait pas observé le rebond tant espéré.
Avec Reuters (Rédigé par Jean Terzian)


