Les employés français d'Autoliv n'échapperont pas à la coupe mondiale dans les effectifs. Le fabricant suédois de pièces automobiles, numéro un mondial des airbags et ceintures de sécurité, a annoncé lundi 30 octobre par voie de communiqué qu'il prévoit de licencier environ 320 employés dans ses principales usines en France, soit environ 20% de ses forces vives dans l'Hexagone (ils étaient 1 728 employés fin 2022). «L'entreprise vise à initier ces réductions au cours du premier semestre 2024 et elles devraient être entièrement mises en œuvre d'ici la fin de 2025», précise l'entreprise dans sa communication.
Autoliv opère quatre sites de production d'airbags, de gonfleurs d'airbags et de générateurs de microgaz pour ceintures de sécurité en France à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime), Chiré-en-Montreuil (Vienne), Pont-de-Buis (Finistère) et Survilliers (Val-d'Oise). La plupart des licenciements concernent les services généraux de production, mais d'autres branches telles que les ventes, la recherche et l'administration seront également touchées, a indiqué dans son communiqué Autoliv, qui estime que les mesures prises devraient générer des économies d'environ 10 millions de dollars (environ 9,5 millions d'euros) en 2024, pour atteindre environ 20 millions de dollars en 2025 et environ 25 millions de dollars en 2026, lorsqu'elles seront pleinement mises en œuvre.
8 000 suppressions de poste dans le monde
«L'annonce d'aujourd'hui est la dernière communication importante liée à l'initiative de réduction des effectifs indirects annoncée en juin», précise l'entreprise. Le 8 juin dernier, le groupe suédois avait en effet annoncé un vaste plan de réduction de ses effectifs à travers le monde et indiqué viser la suppression de 8 000 postes, soit 11% de ses effectifs totaux, particulièrement en Europe. En cause : la hausse de ses coûts liés à l'inflation et sa difficulté, comme d'autres fournisseurs d'équipements, à répercuter cette hausse sur ses donneurs d'ordre. Dans la foulée, Autoliv avait annoncé la fermeture dans le courant de l'année 2025 d'une usine à Elmshorn, en Allemagne, et celle, possible, de Congleton, au Royaume-Uni.
«Grâce à ces actions, nous continuons de renforcer notre position de leader sur le marché. Les réductions structurelles des coûts, la simplification de la logistique et l'optimisation de l'empreinte industrielle renforcent considérablement la position concurrentielle d'Autoliv à long terme», a déclaré Magnus Jarlegren, président d'Autoliv Europe, cité dans le communiqué
Avec Reuters (Louise Breusch Rasmussen, version française Stéphanie Hamel, édité par Blandine Hénault)


