Mis en chantier en janvier 2019, le standard F4 du Rafale de Dassault prend forme, brique après brique. Parmi les 500 entreprises qui travaillent sur le programme, aux côtés de Dassault Aviation, Atos annonce développer les systèmes permettant de sécuriser les communications de l’avion de combat.
Le standard F4 sera celui du "combat en réseau" avec une multitudes de liaisons à protéger : liaisons satellite et intra-patrouille, serveur de communication, radio logicielle… Atos prend en charge le développement d’une nouvelle génération de passerelle multiniveau de l’avion (E-SNA, Extension du Système de Navigation et d’Armement) qui doit permettre le transfert bidirectionnel sécurisé entre des réseaux de niveaux de sécurité et de confidentialité hétérogènes.
La plateforme est une évolution de la précédente embarquée à bord des Mirage 2000D. Elle est intégralement développée, produite et intégrée en France. Cette brique technologique doit permettre le partage et l’exploitation de renseignements cruciaux en combat, à l’abri des intrusions extérieures. Elle repose sur la ségrégation des données et des flux suivant les différents niveaux de confidentialité.
Standard F4 rime avec 2024
Après les standards F1 (spécifique aux premiers avions de la Marine), F2 (capacités air-sol et air-air), F3 et F3R (polyvalence élargie), le standard F4 doit marquer une nouvelle étape dans le développement du Rafale. De nouvelles fonctions seront développées pour améliorer les capacités de l’avion (évolutions des capteurs radar et optronique secteur frontal, capacités viseur de casque) et de nouveaux armements seront intégrés (missile air-air Mica NG et Armement Air-Sol Modulaire de 1000 kg). La validation du standard F4 est prévue pour 2024, avec certaines fonctions disponibles dès 2022.
La dimension de travail en réseau sera au coeur du Système de combat aérien du futur (Scaf), attendu lui pour 2026 avec un premier démonstrateur.



