Arkema engage 130 millions d’euros à Carling pour réduire l’impact carbone de ses acryliques

Le chimiste français Arkema a lancé un investissement de 130 millions d’euros pour décarboner son usine de monomères acryliques à Carling, en Moselle. Ce projet d’Arkema prévoit un nouveau procédé de purification qui réduira de 20% les émissions de CO2 de l’usine d’ici à 2026.

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A Carling (Moselle), le chimiste Arkema injecte 130 millions d'euros pour réduire de 20% les émissions de CO2 du site à partir de 2026.

Une enveloppe prévue de 130 millions d’euros. C’est ce qu’a annoncé Arkema pour son usine de Carling, en Moselle, le 27 septembre 2023, en parallèle de son nouveau plan stratégique. Malgré l’envergure de l’investissement, soutenu pour une petite partie par France 2030 et l’Union européenne, il ne s’agit pas d’un renforcement capacitaire de ce site qui produit de l’acide et des monomères acryliques. «Cela allie un projet de décarbonation et un projet de compétitivité», décrit Thierry Le Hénaff, PDG du groupe, à propos de cette opération qui consistera à implanter un procédé innovant avec l’objectif de réduire les émissions de CO2 du site de 20% par an à partir de 2026.

L’usine d’Arkema à Carling (380 salariés) est présentée comme l’une des plus importantes d’Europe pour la production d’acide acrylique et de dérivés : les monomères acryliques. Leurs applications s’étendent dans les domaines très variés comme les peintures, les vernis, les adhésifs, le traitement des eaux, ou encore des polymères de spécialité. Selon un communiqué du groupe, le marché des monomères acryliques serait aujourd’hui particulièrement dynamisé par la demande «dans l’électronique, les batteries de véhicules électriques, les nouvelles énergies, l’impression 3D, ainsi que pour l’efficacité énergétique des maisons et l’amélioration du confort de vie». Julie Haevermans, directrice marketing stratégique Coating solutions d’Arkema, précise que le projet consistera à «optimiser la phase de purification avec une nouvelle technologie unique et brevetée, qui présente le grand avantage de consommer beaucoup moins d’énergie, donc de réduire l’empreinte carbone, et qui permet également de réduire également l'utilisation de solvants». Au passage, le nouveau procédé améliorera les rendements et devrait ainsi permettre d’augmenter légèrement la capacité.

La décarbonation des monomères acryliques déjà engagée avec des matières bio-renouvelables

Ce nouveau projet vient s’ajouter à celui démarré l’an dernier à Carling au sujet de la décarbonation des monomères acryliques avec l’introduction de matières premières bio-renouvelables, en particulier grâce à de l’acide acrylique synthétisé à partir de bio-propylène. Ce qui permet déjà à Arkema de mettre sur le marché des additifs et des résines acryliques certifiés « bio-attribués » et de décarboner son offre. Actuellement, ce déploiement progressif de dérivés acryliques bio-sourcés concerne trois usines du groupe : Carling pour les monomères, celle de Genay (Rhône) pour les additifs acryliques de spécialité, et celle de Zwickau en Allemagne pour les résines acryliques de spécialité. Le groupe prévoit d’ailleurs d’étendre au fur et à mesure ces gammes bio-sourcées à d’autres de ses sites en Europe et dans le monde. Objectif : devenir un leader des matériaux acryliques à faible teneur en carbone. 

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