Le premier sidérurgiste mondial a présenté le 16 janvier la première bobine d’acier produite sur sa nouvelle ligne de galvanisation baptisée Galsa 2 à Florange (Moselle).
"Cette première bobine n’est pas commerciale, elle a essentiellement vocation à valider la "capabilité" de la ligne", explique Jean-François Malcuit, le directeur du site AcelorMittal de Florange. Elle n’en marque pas moins la fin d’un spectaculaire chantier entamé il a 22 mois et dans lequel le groupe a injecté 89 millions d’euros.
ArcelorMittal engage maintenant pour six mois une incontournable phase d’essais et d’homologation des produits sidérurgiques par ses clients. La ligne devrait ensuite progressivement monter en cadence jusqu’à atteindre sa pleine capacité de 800 000 tonnes par an. Son exploitation mobilisera à ce moment 70 salariés sur les 2 200 du site.
Cette seconde ligne porte la capacité annuelle d’ArcelorMittal Florange à 1,3 million de tonnes d’acier galvanisé, autrement dit revêtu d’une mince couche d’aluminium ou de zinc pour le protéger contre la corrosion.

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"Galsa 2 a été conçue en vue d’accompagner la montée en puissance commerciale de notre nuance d’acier Usibor destinée aux pièces de structure de l’automobile", précise le directeur du site. Lancée en 2013, produite également en France à Mardyck (Nord) et Montataire (Oise), cette gamme extrêmement rigide présente l’avantage d’alléger les véhicules, mais implique un emboutissage à chaud chez les constructeurs. Elle bénéficie par conséquent d’un revêtement anti-corrosion spécifique, mélange d’aluminium et de zinc, qui ne présente pas de risque de se liquéfier lors de cette dernière opération.
Tour de séchage culminant à 60 mètres
Dans le paysage de la vallée lorraine de l’acier, les tours de séchage des deux lignes de galvanisation de Florange font désormais de la concurrence aux chevalements des anciens haut-fourneaux. La tour de la nouvelle ligne Galsa 2 culmine à 60 mètres de hauteur. Sur le plan technique, ArcelorMittal a transformé une ligne d’électro-zingage, une technologie devenue obsolète pour le revêtement des aciers dans l’automobile. L’aciériste a conservé les ateliers d’entrée et de sortie de la vaste halle industrielle de 240 mètres de long et lui a greffé dans sa partie centrale une partie "four de recuit" ainsi qu’une tour de séchage des bandes d’acier continues.
L’ergonomie de la cabine de supervision des procédés a également été repensée par la direction de la transformation digitale d’ArcelorMittal France. "C’est désormais la ligne qui vient à l’opérateur. Nous avons remplacé la vingtaine d’écrans de supervision fixes par six écrans tactiles sur lesquels l’opérateur navigue selon ses besoins. Il choisit la configuration souhaitée (conduite de ligne, qualité, etc.) et reçoit, à la manière d’un smartphone, des notifications qu’il traite en fonction de leur degré de priorité", éclaire David Glijer, directeur de la transformation digitale d’ArcelorMittal France.



