Après leur scission, Solvay et la nouvelle entité Syensqo font leurs premiers pas en Bourse

Les actionnaires du chimiste belge Solvay ont validé vendredi 8 décembre la séparation en deux sociétés indépendantes du groupe, entrées en Bourse le 11 novembre. Le nouveau Solvay se concentrera sur la chimie de commodité tandis que Syensqo, davantage centré sur l'innovation, se consacrera aux activités de spécialité.

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La nouvelle société Solvay prévoit de réaliser des économies de 300 millions d'euros par an pendant cinq ans.

Près d’un an et demi après avoir annoncé son intention de séparer ses activités de chimie de commodités et de spécialités, Solvay officialise sa scission. Vendredi 8 décembre, les actionnaires du chimiste belge âgé de 160 ans ont approuvé à 99,53% la séparation du groupe en deux entités indépendamment cotées en Bourse depuis le 11 décembre : un Solvay remodelé et Syensqo, une nouvelle entité. La première, dirigée par Philippe Kehren, se focalise sur la chimie de commodité (chimie de base) tandis que la seconde, gouvernée par Ilham Kadri, la PDG de l’ex-Solvay, se concentre sur les matériaux et solutions de spécialité.

«La création des deux entreprises indépendantes permettra de dégager davantage de valeur pour nos parties prenantes. Elle renforcera notre orientation stratégique, apportera de nouvelles opportunités de croissance, nous permettra d'allouer le capital de manière plus efficace et de construire des fondations encore plus solides pour l'avenir», a déclaré le président du conseil d'administration de la société Nicolas Boël, cité dans un communiqué.

Une croissance annuelle de 5 à 7% entre 2024 et 2028 pour Syensqo

En se recentrant sur ses activités historiques comme la production de carbonate, de bicarbonate de soude, de peroxydes ou encore de silice – autant de marchés sur lesquels il se dit leader – le nouveau Solvay produira en volumes et devrait générer beaucoup de cash. L'an dernier, ces activités avaient engendré un chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros. Un tiers de ses investissements (4 milliards d’euros jusqu’en 2028) seront consacrés à sa décarbonation, et des économies de 300 millions d’euros par an pendant cinq ans sont prévues.

Les activités de Syensqo sont, elles, vouées à être plus rentables et davantage centrées sur l’innovation, avec 5% du chiffre d’affaires consacré à la R&D en 2028 contre 3,8% en 2022 pour Solvay avant scission. Celui-ci s’élève à 7,9 milliards d’euros au démarrage. L’entreprise, qui peut compter sur des marchés très porteurs tels que les véhicules électriques, les semi-conducteurs ou encore l’aviation, table sur une croissance annuelle moyenne de 5 à 7% entre 2024 et 2028. Syensqo emploie 13 200 salariés dans 62 usines réparties dans une trentaine de pays.

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