Au lendemain de l’explosion survenue le 14 juin en début d’après-midi sur le site de l’usine Butachimie à Chalampé (Haut-Rhin), une personne sur les cinq blessés est encore à l’hôpital pour des brûlures. Les quatre autres sont sorties le 14 juin en fin d’après-midi. AUn jour après l’accident, l’équipe de l’usine se concentre sur l’analyse.
«L’installation concernée par l’accident est fermée, nous prenons toutes les précautions. Il faut comprendre maintenant ce qui s’est passé», indique un porte-parole de l’entreprise.
L’explosion a fait suite à l’inflammation d’un nuage de gaz dans une fosse de rétention, située dans un atelier de production. «Il n’y pas eu de rejet, pas de produits chimiques incriminés», indique aussi le porte-parole de l’entreprise. L’établissement est classé Seveso seuil haut. La préfecture du Haut-Rhin soulignait aussi, le soir de l’accident, que «les premiers éléments laissent à penser qu'il n'y a pas de danger pour la population».
Grand arrêt de maintenance
L’accident s’est produit alors que le site de Butachimie est en grand arrêt de maintenance depuis le 19 mai, une opération programmée jusqu’au 7 juillet. Aux 420 salariés habituels du site, s’ajoutent 1 150 salariés d’entreprises générales de maintenance qui interviennent pendant la période des travaux. Les cinq blessés dans l’explosion sont à la fois des salariés de Butachimie et des salariés de ces autres entreprises. Les opérations de maintenance se poursuivent sur le reste des installations. Butachimie, coentreprise de Invista et BASF, fabrique des intermédiaires de polyamides de la chaîne du nylon.



