Plusieurs explosions se sont produites peu avant 14 heures ce 3 août dans l'usine Manuco de Bergerac (Dordogne). Des détonations suivies d'un incendie ont touché un bâtiment de stockage sur ce site Seveso seuil haut, propriété du groupe Eurenco (leader européen des poudres et explosifs, qui dispose de sa propre usine à moins d'un kilomètre de là). Le site chimique fabrique de la nitrocellulose énergétique, un composant utilisé dans les munitions, destiné aux industries de la défense et civiles (des poudres de chasse, par exemple). L'accident s'est produit lors d'opérations de maintenance, quand «de la nitrocellulose contenue dans un atelier s’est enflammée», pour unne raison inconnue, explique Eurenco dans un communiqué.
Le quartier a été bouclé pour permettre aux secours d'assister les victimes et d'évacuer les salariés de l'usine (une quarantaine se trouvait dans le bâtiment touché, selon les autorités). Huit blessés sont à déplorer, dont un en «urgence absolue», selon la préfecture. L'hôpital de Bergerac a activé son «plan blanc» pour rappeler des personnels supplémentaires.
La mairie de Bergerac a demandé aux habitants d'éviter le secteur et de ne pas diffuser de fausses informations sur les réseaux sociaux. «Le centre opérationnel départemental a été activé en préfecture», précise le représentant de l'Etat en Dordogne sur Twitter, qui explique que «l'incendie a été circonscrit et ne progresse pas». «L'incident n'a pas d'impact à l'extérieur du site», indique la préfecture.
Une soixantaine de sapeurs-pompiers ont été envoyés sur place, équipés de 32 engins, ainsi que deux hélicoptères du Samu. Les ministres de l'Intérieur et de la Transition écologique et de la cohésion des territoires disent suivre la situation.
Reportage de France 3 à Bergerac :



