Un début de reprise pour le marché automobile tricolore ? Après 14 mois consécutifs de baisse des ventes de voitures neuves particulières, les chiffres repartent (légèrement) à la hausse. Comme l'indique la Plateforme automobile (PFA) jeudi 1er septembre, 91 406 immatriculations ont été enregistrées en août 2022, soit 3,8% de plus qu'en août 2021. Une augmentation qu'il convient toutefois de relativiser, puisque ces résultats constituent une chute de 29% lorsqu'on les compare à ceux du mois d'août 2019, avant l'apparition du Covid-19, de la pénurie de semi-conducteurs et de la guerre en Ukraine. Sur les sept premiers mois de l'année, on constate toujours un repli de 13,8% (970 933 unités écoulées).
Les ventes de Renault en berne
Leader du marché français, Stellantis a progressé de 14,3% sur un an, en vendant 30 692 voitures neuves particulières. Une belle performance qui lui permet de faire passer sa part de marché de 30,5% à 33,6%. Mise à part Jeep, qui dégringole de 50,6% (307 immatriculations), toutes les marques du groupe sont repassées dans le vert. DS gagne 2% (1 046 unités), Citroën 7,3% (9 569), Peugeot 14,4% (14 287), Opel 37,2% (2 842), Fiat 45,2% (2 434) et Alfa Romeo 258,5% (190).
Le tableau est bien différent chez son concurrent Renault. Le groupe n'a écoulé que 19 830 véhicules sur le mois d'août 2022, ce qui représente une diminution annuelle de 4,6%. Si le roumain Dacia parvient encore à gagner du terrain grâce à ses 8 846 immatriculations (+13,1%), la marque Renault recule de 15,4% (10 878 unités) et Alpine de 3,6% (106). La part de marché du groupe atteint désormais 21,7%, contre 23,6% il y a un an. Le contraste est tout aussi marqué chez les constructeurs allemands.
Essor des groupes asiatiques
Le numéro un du marché européen, Volkswagen, affiche des ventes en recul de 7,4% (11 119 immatriculations), malgré une belle progression de Skoda (+17,8%). A l'inverse, Daimler peut se targuer d'une croissance de 19,1%, grâce à ses 2 830 unités écoulées. Le groupe BMW se contente quant à lui d'un mois d'août à l'équilibre, avec 4 353 immatriculations comptabilisées (-0,1%). L'écart entre les deux marques américaines du tableau est d'ailleurs encore plus saisissant : Ford s'envole de 46% (3 146 ventes), quand Tesla s'effondre de 64% (957 unités).
A l'exception du japonais Suzuki, qui n'est parvenu à vendre que 791 voitures neuves particulières (-39,3%), tous les groupes asiatiques dépassent la moyenne nationale. Son compatriote Toyota prend 7,8% (7 357 unités), tandis que le groupe chinois Geely, propriétaire de la marque suédoise Volvo, voit ses ventes augmenter de 12,3% (820). Le sud-coréen Hyundai, habituellement le seul à se démarquer dans un marché moribond, a écoulé 5 544 véhicules le mois dernier, soit 16,2% de plus qu'en août 2021. Le japonais Nissan fait un bond de 33,7% (1 520 immatriculations), une performance similaire à celle du groupe indien Tata, qui détient le britannique Jaguar Land Rover (+36,1%, pour 392 unités). Enfin, malgré des volumes très faibles (230 véhicules), Mitsubishi peut se vanter d'une croissance annuelle de 125,5%.



