Encore une fois, AMD a réservé une bonne surprise aux marchés financiers. Malgré l’impact négatif de la pandémie du Covid-19, le deuxième fournisseur mondial de microprocesseurs à architecture X86 (derrière Intel) a clôturé le troisième trimestre 2020 avec des résultats supérieurs aux attentes. Le chiffre d’affaires s’établit à 2,8 milliard de dollars, en bond de 56 % par rapport au troisième trimestre 2019, supérieur de 250 millions de dollars au consensus des analystes financiers.
Ces beaux résultats ont été accueillis avec un gain de l’action en Bourse de plus de 8 %.
Ventes processeurs pour PC et serveurs doublées en un an
Selon Lisa Su, la PDG de l’entreprise, les revenus des microprocesseurs Ryzen pour PC et Epyc pour serveurs ont plus que doublé en un an. Ce qui a pour effet de porter, pour la première fois depuis dix ans, la part de marché d’AMD dans les serveurs à deux chiffres. " Notre activité s'est accélérée au troisième trimestre 2020, car la forte demande pour nos produits pour PC, jeux et centres de données a généré un chiffre d'affaires trimestriel record, se félicite dans le communiqué Lisa Su, PDG d'AMD. Nous avons annoncé notre quatrième trimestre consécutif avec une croissance du chiffre d'affaires de plus de 25% d'une année sur l'autre, ce qui met en évidence notre importante dynamique. Nous sommes bien positionnés pour continuer à offrir une croissance de premier ordre alors que nous étendons encore notre portefeuille de produits de premier plan avec les lancements de nos processeurs Ryzen, Radeon et EPYC de nouvelle génération. "

- 47515.45-2.38
Mars 2026
Cours mensuel de l'étain - settlement$ USD/tonne
- 7.9967+0.13
10 Avril 2026
Yuan chinois (CNY) - quotidien¥ CNY/€
AMD se prépare à engranger aussi les fruits de l’ouverture d’un nouveau cycle de croissance des jeux vidéo avec le lancement à l’automne 2020 de deux nouvelles consoles de salon, la PlayStation 5 de Sony et la Xbox Series X de Microsoft qu’il motorise avec des puces sur mesure. La production en volume de ces puces a été déjà lancée, selon Lisa Su.
Davantage de visibilité sur le marché
Qu’il s’agisse des PC, des serveurs ou des jeux vidéo, l’heure à l’optimise. Ce qui amène AMD à réviser à la hausse ses prévisions de croissance pour l’ensemble de l’année 2020 à 32 %, au lieu de 25 % anticipée auparavant. " En avril 2020, nous nous attendions à une faiblesse du marché au second semestre du fait du Covid-19 et d’autres facteurs macroéconomiques, explique Lisa Su. Ce que nous voyons maintenant, c'est une meilleure visibilité sur la seconde moitié de l'année. Nous avions initialement supposé une baisse du marché des PC. Nous prévoyons maintenant une hausse par rapport au premier semestre 2020. Nous voyons également le marché des centres de données croître. Nous croyons que le marché sera un peu meilleur que ce que nous pensions il y a un trimestre, mais nous croyons également que l’attractivité de nos produits est forte et nous voyons cela se concrétiser dans la demande de nos clients. "
Ces projections ont de quoi accroître la pression sur Intel. Car tout ce qu’AMD gagne dans les PC et les serveurs, il le fait aux dépens de son grand rival, numéro un mondial des semi-conducteurs et roi incontesté des microprocesseurs des PC et serveurs. Entre les deux entreprises, le contraste technologique est saisissant. Alors que les produits les plus avancés d’AMD sont fabriqués en technologie de 7 nanomètres et bientôt de 5 nanomètres, Intel n’en est encore qu’à la technologie de 10 ou 14 nanomètres selon les produits. Ce qui place AMD virtuellement en avance technologique sur son grand concurrent. Une sacrée revanche!
Avantage du modèle fabless
AMD doit son avance à son modèle fabless (sans usines), confiant la fabrication de ses puces avancées au fondeur taïwanais TSMC. Un modèle qui lui donne accès aux technologies nec plus ultra de production sur le marché. A l’inverse, Intel suit un modèle intégré, fabriquant en interne tous ses microprocesseurs pour PC et serveurs. Seulement voilà : il est à la traîne sur TSMC dans la course de la loi de Moore. Il vient de reporter à la fin de 2022, voire début 2023, le lancement de sa génération de puces de 7 nanomètres. A cette date, TSMC a toute les chances d’être en production de la technologie de 3 nanomètres, en avance de deux générations sur Intel.



