Interrogé par la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, a voulu se montrer confiant ce 22 juillet. L'industriel français du ferroviaire estime que ses concessions porteront leurs fruits pour convaincre Bruxelles du bien fondé du rachat de l'activité Transports de Bombardier.
Jeudi 9 juillet, le groupe ferroviaire français a proposé plusieurs concessions à la Commission européenne, qui doit donner son avis sur cette opération à 6,2 milliards d’euros. Parmi les sacrifices consentis : la cession du site de production de Reichshoffen, situé dans le Bas-Rhin, qui produit les trains régionaux Coradia Polyvalent et emploie environ 800 personnes.
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Alstom espère obtenir le feu vert de la Commission européenne pour le rachat de Bombardier Transport dès la fin du mois de juillet, selon son PDG. L'exécutif bruxellois a repoussé au 31 juillet sa décision sur le projet de fusion afin d'examiner les concessions offertes par le groupe français.
Les attentes des syndicats
Alstom veut un acheteur "solide" pour racheter le site alsacien, a insisté Henri Poupart-Lafarge mercredi 22 juillet.
Les syndicats et les salariés sont abasourdis mais le nom du repreneur pourrait être connu rapidement.
A Reichshoffen, on se sent trahi par Alstom, comme dans le passé (en 1995) par De Dietrich qui avait cédé le site à l’actuel leader français du ferroviaire, mais on a compris que les dés étaient jetés. "Notre site ne va pas fermer et il y a de l’activité pour des années avec les TER jusqu’en 2024, puis les trains à hydrogène même si Alstom n’a pas l’intention de céder les brevets, rappelle Daniel Dreger, délégué syndical CGT du site alsacien. Du coup, nous attendons avec impatience le nom du repreneur, si possible dès le 31 juillet."
Selon certaines sources proches du dossier, trois concurrents européens d’Alstom seraient en bonne place pour reprendre Reichshoffen.
avec Reuters (Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Stéphane Brosse)


