Le géant français du ferroviaire Alstom a signé le 16 septembre le contrat d’achat et de vente avec Bombardier et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), dans le cadre de l’acquisition de Bombardier Transport. En raison de la crise sanitaire et économique actuelle, la fourchette du prix d’acquisition de la totalité des actions a été réduite de 300 millions d’euros.
Cette dernière est désormais comprise entre 5,5 et 5,9 milliards d’euros, au lieu des 5,8 à 6,2 milliards d’euros annoncés en février 2020. La structure de financement de l’acquisition devrait rester la même que celle communiquée précédemment. CDPQ doit également devenir le premier actionnaire d’Alstom, avec environ 18 % du capital et des droits de vote.
Acquisition prévue début 2021
Avec cette acquisition, "Alstom confirme son objectif de générer 400 millions d'euros de synergies de coûts par an à partir de l’année 4 ou 5 et de rétablir la marge de Bombardier Transport en ligne avec les standards à moyen terme", précise un communiqué. Le conseil d’administration d’Alstom a approuvé les nouveaux termes et "réitère sa confiance dans la capacité d’Alstom à créer de la valeur pour toutes les parties prenantes à travers cette opération", ajoute le document.
Une assemblée générale extraordinaire des actionnaires doit se tenir le 29 octobre. La réalisation de l’acquisition est désormais attendue pour le 1er trimestre 2021, sous réserve des autorisations des autorités de régulation. Alstom doit en effet, par exemple, toujours vendre son usine de Reischoffen (Bas-Rhin), condition indispensable pour obtenir l’accord de l’autorité de la concurrence européenne.



