L’horizon maritime de l’hydrogène s’élargit. Ce carburant pourrait ne pas uniquement servir à alimenter en électricité la vie à bord, comme l’envisage CMA CGM qui travaille sur le sujet avec l’équipe R & D de l’« Energy Observer ».
Le groupe électrotechnique suisse ABB croit lui que l’hydrogène pourrait aussi servir à la propulsion, pour les navires équipés d’un moteur électrique et uniquement sur de courtes distances, une arrivée dans un port par exemple, et la navigation dans une aire protégée, comme les fjords norvégiens qui seront interdits aux moteurs thermiques en 2030.
Pour avancer dans cette voie, ABB a signé un protocole d’accord avec Hydrogène de France qui va construire à partir de 2023, à Bordeaux (Gironde), des piles à combustibles géantes de 1 MW, suffisante pour propulser un ferry ou un navire de croisière.


