Le chimiste belge Syensqo a inauguré, jeudi 12 juin 2025, un nouveau laboratoire de R&D sur son site de Saint-Fons, près de Lyon (Rhône). L'investissement est porté par la branche l'unité Performance & Care qui travaille pour les industries de l'alimentaire, de l'hygiène et de la beauté.
Ce projet de plusieurs millions d'euros (dont le montant précis n'est pas communiqué) a porté sur la création et l'aménagement d'un bâtiment de 550 m²«qui permet de regrouper plusieurs équipes de chercheurs disséminés sur le site», résume Jean-Francis Spindler, directeur du site lyonnais de Syensqo. La R&D occupe 370 chercheurs et techniciens, sur un effectif de 450 salariés. Le site de Syensqo s'étale sur un vaste terrain de 15 hectares et 28000 m²de labos et d'unités pilotes.
Un laboratoire partagé avec d'autres acteurs de la chimie
Opérationnelle depuis quelques semaines, cette nouvelle unité est dotée d'un laboratoire de microbiologie. Il sert notamment à tester la biodégradabilité des produits avant leur introduction sur le marché, en visant «une innocuité totale sur le vivant», rapporte Jean-Francis Spindler, qui cite en exemple les tensioactifs des shampoings ou encore les composés des solvants dans l'hygiène et l'industrie. La capacité de tests en biodégradabilité est décuplée par rapport à 2021, indique Syensqo.
Particularité du centre de recherche et d'innovation, qui couvre deux autres secteurs dont les polymères de spécialité et les composites : «il est ouvert à d'autres acteurs dans le cadre des accords de confidentialité et de respect de la propriété intellectuelle», souligne Jean-Francis Spindler, qui préside également l'association lyonnaise Axel'One, accélérateur et plateforme de tests et essais pour les start-up de la chimie, de l'environnement et de l'économie circulaire.
Issu de la fusion du groupe Solvay, Syensqo emploie 13000 personnes dans 30 pays, dont 2000 en France, où il dispose de cinq usines. Le laboratoire de Saint-Fons dans la vallée de la chimie lyonnaise est son principal centre mondial de R&D. Le budget annuel en R&D est de 348 millions d'euros à l'échelle du groupe, dont un quart dépensé en France.



