HEF et la ville de Saint-Etienne (Loire) ont finalisé, le 12 février, la vente de 12 700 m² de surfaces dans la Cité Berthiez, une vaste halle industrielle au cœur de l'agglomération stéphanoise. Cette acquisition va permettre à l'entreprise (320 millions d’euros de chiffre d'affaires en 2023 et 3 200 salariés sur 90 sites) de développer une nouvelle technologie liée à l’hydrogène.
HEF veut lancer très prochainement deux lignes de production d’un matériau de surface destiné aux plaques bipolaires, des composants essentiels aux mini-piles à combustible des véhicules à hydrogène. Ce traitement de surface, un graphite carboné conçu par HEF, est destiné à remplacer des pièces actuellement traitées par un alliage de platine et d’or dans les piles à combustibles.
Une usine pilote en projet
Directeur général de HEF depuis la fin de l’année 2023, Christophe Pupier avance «un coût de production qui peut ainsi être divisé par 50». Deux lignes ont déjà été acquises et testées. À terme, HEF compte en installer trois autres dans une usine pilote et espère atteindre les 30 à 40 millions d’euros de chiffre d’affaires pour cette activité à l’horizon 2030 avec une centaine d’emplois à la clé. Dès 2024, la production devrait permettre d’équiper 10 000 véhicules à hydrogène. Lors de la signature de l’acte de vente, Fabrice Prost, président d’HEF, a évoqué «un investissement global de 40 millions d’euros (dont 20 ont déjà été investis ndlr) pour la mise en œuvre de cette nouvelle technologie de mobilité décarbonée».
HEF est basé à Andrézieux-Bouthéon, dans la périphérie de Saint-Etienne et emploie 500 personnes dans la Loire. Créée en 1953 par Jacques-Jean Caubet, l’entreprise (détenue aux deux tiers par ses salariés) s’est développée autour de trois axes stratégiques : la tribologie (science de l’usure, des frottements et de la lubrification), les technologies de l’hydrogène et la photonique (interactions entre la lumière et la matière).



