1 500 emplois seraient supprimés dans l’ingénierie de Renault en France, 2 100 dans la production

Sur les 4 600 emplois que Renault veut supprimer en France dans le cadre de son plan d’économies, 1 500 devraient concerner l’ingénierie, 2 100 la production et 1 000 les fonctions support, selon des sources syndicales.

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Renault centre de recherche technocentre Guyancourt
1 500 emplois dans l'ingénierie de Renault seraient supprimés en France.

L’ingénierie de Renault en France n’échappera pas à des coupes d’effectifs. Sur les 4 600 emplois concernés par le plan d’économies annoncé à la fin du mois de mai, 1 500 postes devraient porter sur l’ingénierie, d’après les informations données aux partenaires sociaux par la direction lors d’une rencontre organisée au siège du groupe à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) mardi 16 juin. 1 000 postes seront aussi visés dans les fonctions support. "La direction veut atteindre cet objectif grâce à des départs naturels et en retraite anticipée. Mais pour 750 emplois, elle veut discuter d’un plan de départs volontaires", précise Guillaume Ribeyre, délégué syndical central à la CFE-CGC, tout en indiquant avoir eu la confirmation qu’aucun licenciement sec n’aurait lieu.  

Dans la présentation faite en mai, Renault avait indiqué vouloir réaliser 800 millions d’euros d’économies dans le domaine de l’ingénierie. Au-delà de la contribution de l’Alliance avec Nissan et Mitsubishi, le groupe français veut concentrer le "développement des technologies stratégiques à forte valeur ajoutée dans les sites d’ingénierie d’Ile-de-France". Et ce, tout en "[optimisant] l’utilisation des centres de R&D à l’étranger et de la sous-traitance". "Dans l’ingénierie, il pourrait y avoir en parallèle des embauches sur certaines compétences dont Renault ne dispose pas", indique Guillaume Ribeyre. En France, l’ingénierie de Renault est répartie entre le célèbre Technocentre de Guyancourt (Yvelines), et les centres techniques de Villiers-Saint-Frédéric (Yvelines) et Lardy (Essonne).

2 100 postes supprimés en production

Mais c’est la production qui supportera le plus gros des suppressions de postes. 2 100 emplois pourraient disparaître en France, selon les annonces faites mardi 16 juin. "Ces suppressions ne concerneront pas uniquement les usines françaises, mais l’ensemble des sites en France", prévient Guillaume Ribeyre.

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Lors de la présentation du plan d’économies de deux milliards d’euros sur trois ans à la fin du mois de mai, les responsables du constructeur automobile avaient fait état de leur volonté d’engager une profonde refonte de l’empreinte industrielle en France, avec en particulier la fermeture de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) et le transfert de l’activité du site à Flins (Yvelines), avec un nouveau projet industriel centré sur l'économie circulaire. L’avenir de l’usine Alpine de Dieppe (Seine-Maritime) est aussi en suspens.

Découvrez ici notre dossier dédié à ce grand plan de restructuration

La Fonderie de Bretagne située à Caudan (Morbihan) n’aurait quant à elle plus vocation à rester dans le giron de Renault. Une réflexion autour de possibles transferts entre les usines d’assemblage voisines de Maubeuge et Douai (Nord) semble également sur la table. De quoi déclencher de profondes tensions au sein de Renault.

Dans un tel contexte, les syndicats ont décidé à l’unanimité le recours à une expertise, d’après le délégué syndical central CFE-CGC. "Notre organisation a également demandé des expertises en local dans les sites mentionnés dans le plan d’économies et pour l’ingénierie", met en avant Guillaume Ribeyre.

Nouveau rendez-vous le 29 juin

Une nouvelle réunion du Comité central social et économique est programmée le 29 juin prochain. Le premier d'une longue série de rendez-vous, car la concertation sera menée sur le long terme (le plan d'économies doit s'étaler sur trois ans, avec des points d'étape réguliers). La délégué syndicale centrale FO Mariette Rih se dit satisfaite de l'ouverture des discussions, alors que les salariés (et les organisations syndicales) avaient découvert l'essentiel des mesures par médias interposés. "On va pouvoir enfin reprendre la main, jouer notre rôle d'organisation syndicale et interpeller la direction, de façon pragmatique, dans l'intérêt des salariés, de l'emploi et de l'empreinte industrielle de Renault demain", commente-t-elle. 

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